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Pour des emplois stables et qualifiés !

mardi 27 septembre 2005

Pour réussir l’école... des emplois d’enseignants sont nécessaires ! D’autres emplois aussi !

Le bilan de l’expérience des aides éducateurs puis des assistants d’éducation avait conduit le SNUipp à estimer nécessaire la présence de personnels non enseignants dans les écoles et à formuler un certain nombre d’exigences : la pérennisation d’emplois statutaires stables et qualifiés, la reconnaissance d’une nécessaire professionnalité pour l’encadrement des élèves handicapés ou pour d’autres missions (aide à la gestion des BCD, nouvelles technologies, aide à l’encadrement des élèves ...).

L’arrivée des Emplois de Vie Scolaire (EVS) censés répondre à ces besoins soulève de nombreuses questions (statut, précarité, conditions de recrutement, durée, nombre, ...) et ne répond pas à la nécessité de pérenniser ces missions dans les écoles par la création d’emplois stables et statutaires.

- Effectifs : Avec seulement 700 postes de PE créés pour 46 000 élèves en plus à cette rentrée (1 poste pour 64 élèves), les conditions d’enseignement et d’accueil des élèves sont plus difficiles. Dans de nombreux départements cette situation a engendré des fermetures de classes, a accentué la remontée des effectifs, va créer des problèmes de remplacement. Le budget 2006 qui se prépare actuellement est de même nature.
- La maternelle : La scolarisation des enfants de 2/3 ans continue de régresser (36% en 1990, 21,8% à cette rentrée) et celle des enfants de trois ans n’est plus assurée partout, notamment en milieu rural. Les effectifs par classe augmentent partout et les normes d’ouverture restent trop élevées.
- Remplacements : Les postes des TR/ZIL chargés du remplacement ou de la formation continue servent souvent de variable d’ajustement, pour faire face aux besoins d’ouvertures de classes à la rentrée. L’augmentation sensible du nombre de congés maternité par exemple (+3% en deux ans), nécessite des créations de postes supplémentaires.
- Plus de maîtres que de classes : un besoin qui grandit ! Pour pouvoir travailler en petits groupes, mieux prendre en charge les enfants en difficulté, il est indispensable d’attribuer aux écoles plus de maîtres que de classes. Des études montrent que ce sont les enfants en difficulté qui profitent le plus des situations pédagogiques variées. Cela doit s’accompagner de créations d’emplois statutaires d’enseignants.
- RASED, enseignement spécialisé : Trop souvent les RASED sont incomplets et n’interviennent pas dans toutes les écoles. Les départs en formation sont in suffisants même pour compenser les départs en retraite. Les vacances de postes désorganisent fortement les réseaux existants.
- Accueil des enfants en situation de handicap : La loi du 11 février 2005 prévoit l’inscription dans les écoles de tous les élèves en situation de handicap. Ce nouveau droit n’est toujours pas accompagné des moyens nécessaires suffisants : auxiliaires de vie scolaire qualifiés, formation, postes spécialisés, prise en compte de l’intégration dans l’effectif de la classe...
- Direction et fonctionnement des écoles : Plus de 4 400 écoles fonctionnent encore avec une direction vacante. Dans les écoles, la grève administrative se poursuit. Le Ministre ne répond toujours pas aux demandes de temps de décharge pour la direction et le fonctionnement de l’école, de postes de secrétariat, la mise à disposition de matériel (reprographie, informatique, fax etc. ...) et une amélioration de la rémunération. La seule mise en place du dispositif des EVS ne peut répondre aux problèmes posés.

Le gouvernement a choisi de faire passer en force et au détriment du dialogue social, pendant l’été, des mesures qui remettent en cause les droits des salariés et des services publics. Les deux mesures principales portent un coup considérable au droit du travail et instituent pour l’accès à l’emploi, notamment pour les jeunes, un passage renforcé par la précarité . Des mesures pour l’emploi ?

- Les Contrats Nouvelle Embauche (CNE) sont des contrats à durée indéterminée (CDI) assortis d’une période d’essai de 2 ans. La rupture du contrat pendant cette période d’essai n’a pas à être motivée par l’employeur, ni même à être précédée d’un entretien. La majorité des entreprises du privé sont concernées par ce nouveau type de contrat qui leur permet de s’affranchir des règles du licenciement liées au CDI. Le MEDEF souhaite son extension aux entreprises de plus de vingt salariés.
- Les contrats aidés (contrats d’accompagnement dans l’emploi, contrats d’avenir) : nouvelle version des CES, créés par la loi de programmation pour la cohésion sociale, ils s’adressent plus particulièrement à des jeunes rencontrant des difficultés sociales et professionnelles ou à des personnes bénéficiaires d’allocations. Les contrats, de 20 à 26 h hebdomadaires, rémunérés au SMIC horaire (soit un revenu mensuel de 500 à 600 €), ne pourront excéder 24 mois. Les employeurs concernés seront principalement les collectivités territoriales, certains établissements publics, des organismes de droit privé, ... Dans les écoles, ce seront les EVS (cf post-scriptum).

P.-S.

Emplois de Vie Scolaire : des contrats aidés dans les écoles

Après les AE (contrat de 5 ans), puis les AVS (contrat de 3 ans), le gouvernement va encore plus loin dans la précarité. Le ministre l’éducation nationale annonce à cette rentrée le recrutement de 45 000 Emplois de Vie Scolaire. Cela traduit un changement avec la politique menée ces dernières années qui visait à réduire le nombre d’adultes dans les écoles. On le sait depuis les aides éducateurs, des emplois en plus des enseignants sont nécessaires au fonctionnement des écoles. Il s’agit en réalité de 18 000 créations dont 7 à 10 000 pourraient concerner les écoles. D’ores et déjà le dispositif se met en place dans les académies. Les EVS sont la déclinaison dans l’Éducation Nationale des contrats d’accompagnement dans l’emploi (voir ci-contre). Le ministre les annonce pour l’aide à l’encadrement, aux sorties scolaires, mais aussi l’aide aux taches administratives liées à la direction d’école et l’aide à l’accueil des élèves en situation de handicap, notamment en maternelle. Pour autant ce dispositif n’est pas adapté aux besoins des écoles (durée des contrats, intégration et continuité du travail avec les équipes, formation à l’emploi, niveau de recrutement, nombre de personnels recrutés). Ce dispositif précarise les jeunes et le fonctionnement des écoles !

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