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Les écoles du socle, un débat tronqué ?

vendredi 23 novembre 2012

Si la réflexion autour des liens école et collège mérite d’être menée, dans un contexte d’austérité budgétaire, jusqu’où le débat dans l’intérêt de la réussite des élèves peut-il être sérieusement mené ? Pour l’heure, à regarder certaines préconisations, il semble surtout le prétexte à réorganiser le tissu scolaire et dérèglementer les statuts des personnels.

Il faut mettre en lien le dernier rapport Reiss (septembre 2010) qui préconise de « s’engager sans tarder dans la perspective de futures écoles du socle commun » avec le quatrième rapport sur la RGPP précisant que le ministère travaille à la création de groupements d’établissements, nommés « Etablissements du socle commun », constitués autour d’un collège pour rationaliser l’organisation. « Cette mesure s’accompagnera d’une optimisation de la taille des classes, prenant en compte les spécificités de chaque établissement ».

Il se pose alors la question de la place de l’école primaire. Par exemple, dans l’esprit des législateurs, elle passerait sous le joug du statut du collège. Quel avenir pour le conseil d’école qui implique tous les partenaires de l’école primaire, et celui des Conseils de Maîtres ? Que deviendraient les directeurs d’école au sein de cette nouvelle organisation ?

- Nos positions pour entrer et mener le débat

Pour le SNUipp-FSU, notre dernier congrès a été l’occasion de rappeler notre demande d’élaboration de nouveaux programmes en concertation avec l’ensemble de la communauté éducative dans le cadre d’un débat national, avec un souci d’harmonisation avec le collège, et accompagnés de documents d’application.

- Des expérimentations en cours ou à l’étude qui réclament la plus grande vigilance

Des expérimentations existent. Pour l’instant elles nous incitent à la plus grande méfiance. Dans les Pyrénées Atlantiques, sous prétexte d’école du socle et d’experts es difficultés scolaires, des enseignants d’école élémentaires sont envoyés dans les collèges pour effectuer l’accompagnement personnalisé. Ici et là, on entend que les mêmes expérimentations pourraient être faites avec des réciprocités. Dans le 64 ils attendent toujours la réciprocité !

Il est vrai qu’un enseignant des écoles travaille sur une base de 27 heures pour 18 heures pour un enseignant en collège. L’école primaire et le collège unique doivent rester des maillons essentiels dans la construction d’une Ecole de la réussite pour tous.

Avec la FSU, nous disons que la réussite de tous est une ambition réaliste à condition :

• de repenser les contenus d’enseignement, les continuités écoles/collège/lycée/supérieur ;

• de mieux suivre les élèves de manière individualisée, sans toutefois remettre en cause la dimension collective des apprentissages ;

• de garantir, en appui sur la notion de cycles, la continuité des apprentissages en respectant les rythmes de développement de l’enfant ;

• d’éviter les trop fortes ruptures en développant les liaisons entre les différents niveaux ;

• d’améliorer les conditions de travail dans les classes ;

• de porter la scolarité obligatoire à 18 ans.

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