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Réponses à un article paru dans le n°101 de l’enseignant

mercredi 9 novembre 2005

Dans le n°101 de ses publications, le SE-UNSA publiait un article mettant en cause le SNUipp et les formateurs de l’IUFM.

Voici les deux réponses faites suite à cet article.

Le SNUipp réagit à des propos aux relents nauséabonds !

Dans chacun de ses bulletins, le directeur de publication de la revue du SE-UNSA a pris pour usage, de faire écho aux bruits de ses sanitaires à travers l’habituel article consacré au SNUIpp-FSU. Nos préoccupations éditoriales étant différentes des siennes, nous avons toujours traité par le mépris ces débordements. Aujourd’hui, nos adhérents excédés par tant de fiel nous demandent de mettre fin à ce silence.

L’ auteur de l’article intitulé « IUFM : vous avez dit bonnes pratiques syndicales ? » fait montre de son habituel courage en injuriant par sous entendus, en prenant soin de ne citer personne, tellement le propos est diffamatoire, mais où l’honnêteté, la neutralité et l’intégrité des formateurs sont remises en cause ... ils apprécieront !

Pour l’heure, c’est bien l’initiative « université des quatre saisons », avec en ouverture la venue de Serge BOIMARE le mercredi 21 septembre, qui suscite tant d’aboiements et cristallise tant de haine. A ce sujet, le mois dernier il s’agissait d’accuser le SNUipp de proposer aux enseignants une « pseudo formation continue » en dehors du temps de travail, aujourd’hui le SNUipp est accusé de l’avoir faite sur le temps de travail des PE2, lesquels avaient le loisir d’y assister en toute légalité dans le cadre des demi-journées d’infos syndicales ouvertes aux stagiaires.

Notre ambition est, et a toujours été, de favoriser les débats à la lumière des conclusions des travaux de chercheurs. Permettre à la profession d’avoir accès à ces échanges est pour le SNUipp un des leviers fondamentaux indispensable à l’élaboration de nos revendications. Il ne s’agit pas de convaincre l’ensemble mais de construire ensemble, c’est ce qui a fait grandir le SNUipp, et de cela nous sommes fiers. C’est notre idée de la démocratie.

Les propos calomnieux élaborés à notre encontre nuisent gravement à l’image du mouvement syndical auprès des collègues. Depuis de nombreuses années nous sommes l’objet d’attaques mensongères, auxquelles nous avons décidé de ne jamais renchérir. Nos adhérents nous demandent donc tout particulièrement de rappeler aux responsables du SE-UNSA qu’en cette période de régressions sociales tous azimuts, le mouvement syndical a besoin de toutes ses forces et que les débats d’idées doivent primer sur les bruits évoqués en introduction. Certains de notre attachement commun au progrès social malgré les divergences qui nous différencient, nous espérons pouvoir associer nos forces et réflexions respectives afin de promouvoir encore et toujours le service public d’éducation.

Pour le bureau du SNUipp / FSU : Brigitte NICOLAS

billet d’humeur : certains formateurs réagissent

Un article, paru dans le bulletin N° 101 du syndicat : « SE-UNSA » de l’Indre, semble avoir pour but de donner une leçon de syndicalisme aux personnes qui ne partageraient pas, point par point, les points de vue et les pratiques syndicales exposés par l’auteur. Rappelons donc brièvement quelles sont, pour n’en citer que quelques-unes, ces pratiques ;

- Faire le pied de grue de manière quasi-quotidienne à l’IUFM dans le seul but de recruter de futurs adhérents, et parfaire ce recrutement en squattant la cafétéria, qui n’est pas un lieu de syndicalisation mais un lieu de détente et de convivialité pour les PE et les usagers.

- Organiser, de temps en temps, une réunion pour informer ces adhérents, et ceux qui seraient susceptibles de le devenir, uniquement de leurs droits.

- Etaler la documentation du SE-UNSA dans tous les endroits possibles, ne respectant pas la consigne qu’observent toutes les autres organisations, à savoir se cantonner aux panneaux disposés à cet effet dans le couloir de la cafétéria de l’IUFM.

- Eventuellement, comme leur documentation ne dispose pas d’assez d’espace pour s’ébattre librement, mettre discrètement, (pas assez, apparemment) à la poubelle celle des autres organisations syndicales, (cela s’est vérifié plusieurs fois les années précédentes.)

Une autre organisation a pris le parti d’envisager son rôle syndical de manière un peu différente, en proposant des tables rondes et des conférences ayant pour but d’asseoir un véritable travail pédagogique d’équipe, (et non en « ayant soif d’inculquer de gré ou de force une vérité pédagogique qu’on est sûr de détenir », comme il l’est dit de manière extrêmement grossière dans l’article).

Certains des formateurs de l’IUFM et moi-même nous nous sommes associés avec enthousiasme à ces initiatives, certains de manière extrêmement active, non parce qu’elles ont été prises par cette organisation, mais tout simplement parce qu’elles sont intéressantes.

- Ni mes collègues, ni moi-même n’avons jamais privé les étudiants et stagiaires de leur liberté syndicale ou politique, comme l’article suscité le prétend. - Ni mes collègues, ni moi-même ne cherchons à imposer quelque ligne que ce soit, si ce n’est celle de l’intérêt qu’elle peut revêtir pour les stagiaires. - Nous accuser à mots à peine couverts de chantage à l’évaluation, ne mérite, pour rester correct, que le mépris. Je tiens d’ailleurs à préciser que la plupart d’entre-nous ne fait d’ailleurs pas partie de l’organisation syndicale incriminée ! Est-il d’ailleurs nécessaire d’appartenir à une organisation pour en défendre certaines pratiques, qui nous semblent fondées ?

Certaines maladresses ont pu être commises dans l’organisation de la première de ces conférences, maladresses « rattrapées » dès la mi-juin. On n’obtient pas la perfection du premier coup, surtout quand on tente d’innover un peu. L’auteur du même article s’est rué sur ces maladresses en les stigmatisant de manière suspecte.

On peut se demander s’il n’y a pas de sa part une forme de jalousie à ne pas avoir lui-même eu l’idée de concevoir ces nouvelles pratiques et d’en prévoir la réalisation. S’il l’avait fait, je suis prêt à parier que mes collègues et moi-même l’aurions suivi dans cette voie.

Mais tenter de faire progresser le métier d’enseignant ne fait visiblement pas partie de sa manière d’envisager le syndicalisme. On a le droit de ne pas être d’accord avec lui sans essuyer le tissu de mensonges qui composent son article. Les personnels concernés apprécieront.

Christophe SIBILLE, PIUFM Orléans-Tours, site de Châteauroux

P.-S.

Voici, pour aider à la compréhension, l’article paru dans le numéro 101 de l’enseignant, journal de l’UNSA éducation de l’Indre.

IUFM : vous avez dit "bonnes pratiques syndicales" ?

Le 3 novembre dernier, les représentants des trois principales organisations syndicales représentées à l’IUFM (Unsa’Education, Fsu et Sgen-Cfdt) ont été réunies à l’initiative du directeur, Jacques Durand. Objet de la réunion : fixer ce que doivent être de bonnes pratiques syndicales à l’IUFM.

On peut dire que cette réunion tombait à point nommé, au momment justement où les responsables du site IUFM de Châteauroux découvraient qu’un syndicat organisait une conférence, dans un amphi qui n’avait jamais été retenu, un jour où des stagiaires étudiants avaient cours. Mise devant le fait accompli, l’administration de l’IUFM n’a pas cédé, mais on peut s’interroger sur cette méthode qui révèle un sacré culot et un formidable mépris pour l’institution, ses personnels et la liberté de ses usagers.

Ajoutons que ses faits font suite à des dérapages assez extraordinaires les années précédentes de la part de cette organisation qui détenant la vérité pédagogique, syndicale et politique a soif de nous l’inculquer, de gré ou de force.

Mais la réunion d’Orléans a aussi permis d’aborder le problème de la nécessaire neutralité des formateurs de l’IUFM et de la déontologie qui s’impose à eux. Ils peuvent être, et c’est leur liberté, militants syndicaux, politiques ou associatifs. Il leur appartient cependant, dans le cadre de leur enseignement, de faire montre de la plus grande réserve, vis-à-vis d’étudiants et de stagiaires qui ne doivent jamais se sentir obligés de défendre une cause, de participer une réunion ou à une manifestation parce qu’un formateur, qui demain portera appréciation sur son travail, lui aura conseillé. Chacun s’honorerait en effet de montrer l’exemple à de futurs enseignants à qui on demandera d’avoir la même attitude vis-à-vis de leurs élèves. Tout ceci devrait être rappelé dans les réunions de concertation des 6 sites de l’IUFM.

UNSA-Education a, pour sa part, prône le respect de la liberté des stagiaires et des étudiants, l’application des droits syndicaux, de tous les droits sy,dicaux, mais rien que des droits syndicaux.

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