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Compte-rendu CTPD du mardi 18 octobre

jeudi 10 novembre 2005

- Effectifs : Il apparaît un solde positif de + 9 et non - 134 (dixit le document préparatoire). Les IEN seraient allés vérifier là où les enquêtes ne seraient pas remontées des écoles... Il en ressort une baisse du taux d’encadrement (le P/E = le nombre d’enseignants pour 100 élèves).
- Enseignement des langues vivantes : Alors que nationalement cet enseignement doit être élargi aux CE2, nous en sommes dans l’Indre à le généraliser aux CE1 ! Pour une meilleure harmonisation CM2 / 6ème, l’IA nous informe de la mise en ligne d’outils sur le site de l’inspection académique. Notre département est très en retrait pour ce qui est de l’enseignement de l’Allemand. Des secteurs ont réussi le pari de la diversité de l’offre (cas d’Ardentes) ; d’autres comme Déols ont du abandonner faute de familles intéressées. La politique départementale des 10 dernières années n’est pas neutre dans ce constat, où le tout Anglais est venu détrôner les expériences en cours.
- Prévention de l’illettrisme : Le dispositif en place depuis 2 ans prouverait que les élèves qui en ont bénéficié auraient de meilleurs résultats aux évaluations CE2. Nous avons dénoncé le manque de temps de concertation au sein des équipes comme l’ont souligné des collègues lors de la ½ journée d’info syndicale. Des outils pour la mise en œuvre des évaluations CE1 (recensement des élèves en grande difficulté) sont à disposition des enseignants sur le site de la circonscription d’Issoudun. Il est regrettable que ce dispositif ne puisse être mis en place que grâce à la vacance des postes de Rased, qui par ailleurs font cruellement défaut dans la prise en charge des élèves en grande difficulté. Nous revendiquons une extension de ce dispositif fonctionnant sur des moyens spécifiques.
- Auxiliaires de Vie Scolaire : Les 3 Clis qui n’en bénéficient pas feront partie de la prochaine dotation Nous avons mis en avant le nombre faible d’AVSi accompagnant les élèves intégrés, par rapport au nombre plus important des aides éducateurs d’il y a 6 ans, qui s’explique par la politique départementale volontariste.. Intégration des enfants handicapés : 106 élèves de maternelle bénéficient d’un projet d’intégration et 185 en élémentaire. Moins de la moitié sont accompagnés d’un AVSi ou AVS co. 7 élèves sont en attente d’un accompagnement qui se fera par un Emploi de Vie Scolaire.
- EVS (Emploi de Vie Scolaire) : Ces nouveaux emplois « précaires » seront au nombre de 25 pour les écoles du département, sur les 108 attributions faites. La dotation globale étant de 125, les 17 contrats à venir seront recrutés en fonction des besoins. La désignation des établissements et des écoles se font prioritairement :
- pour l’aide à l’accueil d’enfants handicapés
- pour une aide administrative aux directeurs dont les écoles sont engagées dans le PRE de Châteauroux
- pour une aide administrative et la surveillance en collèges.

Comme pour le recrutement des aides éducateurs (droit privé), l’ANPE recrute, le collège du secteur emploie et une commission, à laquelle participe un membre de l’équipe enseignante, « choisit » l’EVS en fonction du profil souhaité. Certains EVS ont été recrutés sans commission par simple entente entre l’ANPE et le directeur, attention aux dérives ...
- Frais de déplacement des RASED : Le conseil général ne participera plus au financement des frais de déplacement des Rased, ce qui représentait depuis de très nombreuses années la prise en charge financière de la circonscription de la Châtre. L’enveloppe départementale est insuffisante pour couvrir les frais engagés, c’est un nouveau coup porté aux Rased qui risquent encore plus de démotiver à se spécialiser.
- Formation AIS CAPASH : L’enveloppe de la formation initiale AIS (commune à la formation continue) est largement amputée par les frais de déplacement et d’hébergement dus à l’éloignement des centres (Tours et Paris). Le SE-UNSA a demandé la globalisation au niveau académique des crédits pour redistribution dans les départements en tenant compte de cet éloignement. L’IA est très sceptique et le risque est important de voir cette enveloppe diminuer si la redistribution se fait au prorata du nombre de postes /élèves (on voit ce que ça donne au niveau de la carte scolaire). Notre position : puisqu’avec le CAPASH la formation a diminué de moitié, il devrait y avoir au moins le double de départs en stages.
- PRE (Projet de Réussite Educative) : La convention entre l’IA et le Maire de Châteauroux a été signée début novembre. Des commissions se mettent en place et le dispositif pourrait être opérationnel début 2006. Nous avons les plus grands doutes quant au fonctionnement des équipes de soins. En effet les centres de soins existants manquent cruellement de psy, d’infirmiers, de médecins, tout comme dans l’Éducation Nationale. Qui assurera les vacations, puisqu’il ne s’agit pas de nouveaux emplois ? Nous avons voulu connaître la vérité sur les prix car la somme débloquée par le plan Borloo va prendre en charge des dispositifs existants comme le dispositif relais, les CEL, la scolarisation des primo arrivants. Quelle somme au bout du compte pour des actions innovantes ? Nous n’avons pas eu de réponse satisfaisante. Nous comptons que la transparence totale soit faite sur ce dossier, pour voir d’une part si ce dispositif n’est pas qu’un effet d’annonce et d’autre part pour savoir ce que deviennent les sommes ainsi récupérées par les transferts de charges.
- Projet « base élèves » : Il s’agit d’un logiciel ministériel pour la gestion des élèves ou les informations circuleront entre les Mairies qui procèdent aux inscriptions, les écoles et l’IA. L’équivalent de ce logiciel fonctionne déjà dans le 2nd degré. En janvier 2006, 27 écoles de l’Indre entreront dans cette expérimentation (les écoles du Blanc, Buzançais, Tournon St Martin, le RPI Lye-Faverolles, Valençay, Vatan, Ardentes, Aigurande, le RPI Le Magny-Chassignolles, Le Poinçonnet et St Maur). Les directeurs ainsi que les personnels administratifs des mairies suivront une formation en janvier afin que le dispositif soit opérationnel à la rentrée 2006.
- Animations pédagogiques : Faisant partie de la 27ème heure, rappelons que ces animations sont obligatoires. Cependant, l’administration ne comptant pas verser de frais de déplacement dès lors que les collègues quittent leur commune de résidence administrative ou personnelle, il ne peut y avoir d’obligation d’y participer. Dans ce cas, les collègues se réunissent à l’école hors temps scolaire à la date de leur choix, et le font figurer dans le cahier où sont répertoriées les réunions, sous la rubrique conseil des maîtres, ou de cycle. Pour les animations du mercredi matin, nous demandons par courrier à l’IA, qu’un choix puisse être proposé aux collègues (samedi main, mardi soir ou mercredi matin), de façon à pouvoir concilier vie familiale et vie professionnelle.

P.-S.

Déclaration préalable du SNUipp-FSU :

« Pour réussir l’école, il faut aussi réussir le budget !

Le Ministre de l’Éducation Nationale a annoncé les principales mesures du budget 2006. Dans les écoles, il envisage la création de seulement 800 postes d’enseignants du premier degré (et 200 pour régulariser la situation à Mayotte) alors que 42 700 élèves supplémentaires sont attendus. Soit un poste pour 53 élèves. Il faudrait le double pour maintenir le taux d’encadrement des élèves dans les classes et scolariser les plus jeunes en maternelle. Cette situation amplifiera les difficultés déjà rencontrées en septembre 2005.

Au niveau départemental, vous précisez, dans votre document préparatoire, que le constat des élèves accueillis à cette rentrée est en deçà des prévisions annoncées. Quel crédit pouvons-nous apporter à vos statistiques dans la mesure où, seules 50% des enquêtes de rentrée vous sont parvenues - cela va également pour ce qui est des prévisions établies l’an dernier - , où faute de places dans certaines écoles maternelles du département, les enfants de 2 à 3 ans voire 3 ans et demi, ne sont plus accueillis. Nous sommes en effet passés de 42,3% d’accueil d’enfants de cette tranche d’âge en 1999, à 36% en 2001, à 28,7% en 2005.

Le Ministre a multiplié les annonces : scolarisation des enfants handicapés, enseignement des langues vivantes, ZEP, soutien et aide aux enfants en difficulté, direction d’école ; les décisions budgétaires les vident de sens !

Quel tribut va encore payer notre département pour la rentrée 2006, pour lequel sa spécificité rurale est loin d’être suffisamment prise en compte ?

Pour une transformation de l’école en faveur de la réussite de tous, il faudra « Se donner les moyens de réussir l’école », imposer d’autres choix budgétaires. C’est ce qu’ont affirmé nos collègues le 4 Octobre. »

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