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Comité de pilotage, bilan d’étape

vendredi 21 février 2014

Dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, le comité de pilotage de l’Indre s’est réuni afin de faire un bilan d’étape.

Monsieur Caillaut, Inspecteur d’Académie souhaitait faire le point avec les différents partenaires et membres du personnel au sujet de cette réforme. Il a dégagé 7 points sur lesquels il veut mettre l’accent et sur lesquels le comité devait se prononcer. Si une des questions reste celle des transitions entre temps d’école et temps péri-scolaire, le véritable "noeud" du problème reste la disponibilité de personnels encadrants et compétents sur les APS. Monsieur Caillaut préconise la mise en réseau des moyens humains.

Les points de réflexion :

1°/ Penser et encourager la continuité éducative : constat général : la cohérence et continuité restent à construire. Question que le SNUipp-FSU se pose : peut-on toujours parler de cohérence et de continuité lorsque certains maires refusent de se prononcer sur leur projet ? Peut on parler de cohérence et continuité lorsqu’il est demandé aux équipes enseignantes de modifier leurs activités parce que certaines seront prévues sur les APS ? Peut on parler de cohérence et continuité éducative lorsqu’on observe déjà des disparités entre les établissements sur le territoire ?

2°/ L’école maternelle : Le ministre a insisté sur la place et le rôle spécifique de cette école. Cependant, la mise en place des nouveaux rythmes fait déjà état de dysfonctionnements importants au sein de cette école. Ne l’oublions pas, cette réforme était faite à l’origine pour alléger le temps scolaire de l’enfant. Ce que l’on constate chez nos élèves les plus jeunes : une plus grande fatigabilité, une perte des repères. Le SNUipp-FSU 36 a rappelé aux membres du comité sa position. Nous sommes pour une refondation de l’école mais pas en ces termes. Considérer que la question des rythmes est un préalable à la réussite de cette réforme est un non sens. Si l’on veut se pencher sur l’allègement du temps scolaire, il fallait penser parallèlement contenus d’enseignement et horaires.

3°/ Articuler choix politiques et objectifs opérationnels : informer, piloter, coordonner Notre avis : Vœux pieux ! La communication passe mal, c’est un état de fait. Les personnels territoriaux sont peu ou pas informés de ce qu’ils vont devoir faire dans certaines communes ( exemple : Châteauroux). Les discussions entre différents partenaires (territoriaux , enseignants, parents) avec les élus restent problématiques. Les débats sont cloisonnés ( exemple : Issoudun). Il existe des réussites, certes, qui aboutissent à la création d’emploi tel qu’ à Villedieu sur Indre mais la défiance et les intentions politiques prennent souvent le dessus.

4°/ Formation des intervenants et des enseignants : Notre avis : Là encore, pour connaître les intervenants, il faudrait que les mairies expriment clairement leurs choix. La reconnaissance des uns et des autres ne peut se faire que par le dialogue. Si les intervenants sont bien discriminés, se pose toujours la question des lieux d’occupation des APS. Beaucoup de communes n’ont pas les infrastructures suffisantes d’où la difficulté pour les élèves de saisir les différents moments.

5°/ Soigner les transitions : Monsieur l’Inspecteur d’Académie a rappelé qu’il va falloir se pencher sur la question de la responsabilité du directeur sur ces transitions. Le SNUipp-FSU restera vigilant quant au vide juridique que pourrait créer ces temps non discriminés.

6°/Soutenir les territoires & 7°/ Informer sur les sources de financement : Si le département peut "s’enorgueillir" de 5 PEDT qui conditionnent l’embauche de personnels qualifiés et de subventions complémentaires de la CAF, la difficulté majeure reste celle des transports. Le débat en reste là. l’école en milieu rural est conditionnée par les transports. Toucher au transport à l’école c’est toucher au collège.... Autre souci évoqué par le président des maires ruraux , monsieur Berberian, la question de la ressource humaine. Lors des précédents comités, monsieur l’Inspecteur d’Académie avait précisé qu’une banque de données serait fournie aux élus. Les élus ont attendu mais ....rien n’est venu ! En fait, tout est en ligne sur le site de l’IA c’est aux enseignants d’informer la mairie !!!. Mme Pascaud, IEN à la Châtre a spécifié que ce travail se faisait naturellement dans les petites communes. C’est dans les villes moyennes avec plusieurs écoles que le travail était plus difficile. Autre problème, il est impossible de diffuser par l’intermédiaire de l’Inspection Académique la totalité des associations potentiellement partenaires pour des questions de droit.

Notre avis : L’Education Nationale a toujours donné un certain nombre d’agrément à des associations partenaires de l’école et ce bien avant qu’on parle de la refondation de l’école. Aujourd’hui, par décret, où l’école doit désormais, s’ouvrir à de multiples partenaires, la chose n’est plus faisable. Étonnant non ?

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