Retour accueil

fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail envoyer par mail suivre la vie du site

Billet d’humeur

mardi 17 janvier 2006

... au sujet de la suppression des postes mis à disposition des associations complémentaires de l’école ... et du militantisme en général.

« j’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien... »

OCCE, FOL, USEP, PEP, ... Qu’est ce que c’est ?

Certes l’Éducation Nationale cultive et se complait dans ce langage par sigles et nous avons tendance à nous y perdre mais certains plus que d’autres devrait ( et j’insiste sur le devrait) ne pas être si inconnu ou du moins négligé par nous, les enseignants.

Je veux parler des associations éducatives et complémentaires de l’enseignement public.

Ces associations étaient en état de survie, elles sont aujourd’hui en danger.

A l’aube de 2006, notre ministère annonce sont désir de supprimer 800 postes de mis à disposition sur l’ensemble du territoire en contre partie d’une subvention « à l’euro » près pour l’année avenir.

Nous le constatons dans tous les domaines les subventions fondent comme neige, cette annonce n’est donc pas des plus rassurantes.

Quelle association pourrait se permettre d’assumer ces salaires ?

On le voit bien, cette volonté politique a pour objectif de mettre en grave difficulté le fonctionnement de ces partenaires de l’école. On ne pourrait s’y prendre mieux pour les faire disparaître totalement.

Oui.... Nous l’avons entendu....C’est un fait... Et alors ?

Nous ne nous sentons pas concerner. Qu’est ce que ça change pour mon petit train-train quotidien ?

Nous avons attrapé l’info au vol puis nous nous endormons la dessus, nous nous désengageons.

Nous nous désengageons du militantisme associatif ( comme du syndical) ... Nous nous endormons.

Lassitude ? Négligence sûrement.

Bien sûr, il n’est pas question d’adhérer par complaisance à Machin, de répondre présent à l’A.G pour Truc car il n’a pas arrêté de nous bassiner avec ça.

Prenons simplement du recul.

Pourquoi faisons nous classe ? Quel message, quelles valeurs voulons-nous faire passer ?

Si notre seul et unique moteur se résume à de l’alimentaire, c’est un peu maigre et il n’est pas étonnant que nos élèves soient aussi motivés que des oies que l’on envoie au gavage.

Et on peut s’écrier beaux hypocrites que nous sommes : « Ils n’ont goût et intérêt à rien », « que font les parents ? ils sont démissionnaires »

Il y a des collègues qui ont eux aussi des problèmes financiers, qui ont eux aussi des responsabilités familiales et qui agissent pour que le milieu associatif ( ou syndical) soit au service entre autre des enseignants.

Seul problème : Nous avons oublié une chose. Ce partenariat existe par nous.

L’autre difficulté pour ces personnes c’est qu’on ne leur reconnaît pas une existence réelle ( et oui, elles accumulent les tares, elles n’ont pas le don d’ubiquité)

Ils ne sont pas suffisamment « labellisés ».

Ils n’ont pas de mallette de démonstration, ils n’ont pas de chèque cadeau ou de remise providence à offrir.

Car c’est de l’argent qu’il faut parler. Nous fonctionnons à la carotte. Nous répondons joyeusement et naïvement à cette logique consumériste. Pire, nous entretenons ce phénomène et le transmettons indirectement.

Quid donc des associations ?Ah ils ont l’air malin à vendre leur calendrier !

Certes le militantisme associatif doit retrouver ses lettres de noblesse au sein même des IUFM, nos supérieurs hiérarchiques devraient aussi soutenir ce partenariat ( ce n’est plus politiquement correct pour reprendre une expression à la mode) mais il doit retrouver du sens auprès des gens de terrain.

Nous râlons lorsque nous voyons les cotisations augmentées de telle ou telle association mais personne n’est là pour le dire ouvertement aux assemblées. Si les cotisations augmentent, c’est par manque de moyens.

Comment proposer de nouvelles actions sans moyens financiers supplémentaires ? Et qu’en sera -t-il avec moins de personnel ?

Bien sûr, on peut volontairement ignorer tout cela, se dire : « on verra bien . » On verra quoi ?

C’est aussi un fonctionnement bien français de râler systématiquement sans agir et de regretter ensuite le temps passé.

Mais « excusez-moi Monsieur, il se fait tard, je dois rentrer chez moi. »

Raphaël TRIPON P.E. Déols

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

SNUipp-FSU 36

34 espace Mendès-France
36000 CHÂTEAUROUX
fixe : 02 54 07 61 39.
portable : 06.47.58.23.09.
mail : snu36@snuipp.fr