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RESULTAT DE L’ENQUÊTE SUR L’ECOLE EN MILIEU RURAL :

DES ELEMENTS CONCRETS DE REFLEXION AVANT LA CARTE SCOLAIRE

vendredi 19 janvier 2007

Après une première synthèse en février dernier, nous vous proposons l’analyse finale de l’enquête sur l’école en milieu rural lancée fin 2005 et poursuivie au cours de l’année 2006 auprès de l’ensemble des écoles du département.

Rappelons que cette enquête visait à faire un bilan le plus près possible de la réalité du terrain, des situations, des vécus ou des attentes  : elle s’appuyait sur des chiffres officiels fournis par l’Administration et sur les constats de l’Observatoire de l’École Rurale (OER).

Plus d’1/3 des RPI du département a répondu- des dispersés et des concentrés- et de nombreuses écoles élémentaires ou primaires ont fait de même, écoles de gros villages très souvent ; par des réponses collectives ou individuelles.

A l’arrivée, c’est un ensemble de données et de sentiments qui a le grand mérite de situer l’école rurale de l’Indre dans toutes ses composantes humaines et pratiques.

Nous vous proposons donc de faire le tour chiffré de cette enquête comportant plus d’une vingtaine de questions avec quelques commentaires l’accompagnant.

Les moyens matériels

MOYENS MATERIELS (TRES) SATISFAISANT
ou OUI
BUDGET 80 %
LIGNES SUPPLEMENTAIRES 72 % de oui
ETAT DES LOCAUX 65 %
RAMASSAGE SCOLAIRE 72 %
FACILITE DES SORTIES 65 %
MISE A DISPOSITION D’UN MINIBUS 42 %
ETAT DU PARC INFORMATIQUE 62 %
ADSL 47 % de oui
MAINTENANCE DE CE PARC 43 %
UTILISATION DE CE PARC 50 %

Commentaires : L’effort fourni par une très grande majorité de communes rurales pour leur école publique est mis en avant, effort financier et matériel, le budget scolaire étant de très loin le premier en importance.

Les difficultés apparaissent au niveau de l’informatique : parc vieillot, accès à l’ADSL inégalitaire. Cette charge supplémentaire pour les communes pose un problème évident, la couverture totale par l’ADSL devant être par ailleurs une urgence nationale.

Rappelons que dans le protocole direction/fonctionnement de l’école, le plan de modernisation de l’équipement informatique inscrit ne prévoit aucune modalité de mise en œuvre et aucun moyen financier.

Les moyens humains

MOYENS HUMAINS (TRES) SATISFAISANT ou OUI
INVESTISSEMENT DES PARENTS 77 %
INTERVENANTS EXTERIEURS 42 % de oui
ACTIVITES DE CES INTERVENANTS EPS / ED. ARTISTIQUE / LV
ENSEIGNEMENT DES LV 87 % : l’enseignant ou échange de service
COHERENCE DE L’ENSEIGNEMENT 65 %
INTERVENTION DU RASED 85 %

Commentaires : L’implication du monde parental et, plus généralement celui de l’extérieur, est très nette et confirme l’extrême importance de l’école comme lien social dans une commune, un lien vital au vu du délitement des rapports humains causé par la précarité et les problèmes familiaux.

Remarquons la polyvalence accentuée des enseignants et leur partage de tâches ainsi que le gros effort fourni par les équipes de RASED, malgré des moyens de plus en plus réduits, pour couvrir le mieux possible le milieu rural où se trouve aussi un nombre réel d’enfants en difficulté nécessitant une aide : vu l’insuffisance de ces moyens, cet effort demeure très ponctuel, très ciblé et sur des créneaux très limités.

La vie de l’enseignant en milieu rural

GENERALITES (TRES) SATISFAISANT ou OUI
CHOIX D’ENSEIGNER EN MILIEU RURAL 92 % de oui
PRISE EN COMPTE DES EFFECTIFS
PAR L’ADMINISTRATION
58 %
POSSIBILITE D’ECHANGES ENTRE COLLEGUES 80 %
SENTIMENT D’ISOLEMENT 60 % de oui (enseignants)
45 % de oui (élèves)
LE RPI : UNE REPONSE PERTINENTE
EN MILIEU RURAL
90 %
PROJET DE REGROUPER LES ECOLES 17 %
SENTIMENT SUR L’ECOLE RURALE
DANS L’INDRE
55 %
PERENNITE DE CETTE ECOLE RURALE 20 %

Commentaires : La motivation pour enseigner en milieu rural est bien présente et concerne toutes les générations.

Malgré l’importance des échanges entre collègues (conseils, réunions, regroupements...), un sentiment perceptible d’isolement pour certains enseignants apparaît : lié aux problèmes scolaires spécifiques, à la surcharge administrative, au manque de temps de l’équipe pédagogique ?

Quant au sentiment général sur la structure RPI existante, il est totalement positif et fortement opposé à des réseaux d’écoles qui en condamnerait un très grand nombre ; par ailleurs un fort doute est émis sur l’avenir de l’école rurale dans le département reposant déjà sur l’insuffisante prise en compte des effectifs par l’administration (2 ans entre autre) pour certaines écoles et certains RPI.

Les améliorations souhaitées

AMELIORATIONS SOUHAITEES
1) PRISE EN CHARGE DES ENFANTS EN DIFFICULTE
2) TEMPS POUR TRAVAIL EN EQUIPE
3) TEMPS POUR DECHARGE DE DIRECTION
4) AIDE A L’INFORMATIQUE
5) AIDE A LA BCD

Commentaires : La tendance du début d’enquête se confirme nettement et renvoie aux interrogations du tableau III.

La demande d’aide vraiment qualifiée pour la prise en charge des enfants en difficulté et du temps pour le travail en équipe sont deux revendications fortes qui expliquent bien des soucis pratiques et scolaires.

Le problème crucial de temps de décharge pour la direction suit de près : il ne pourra être résolu qu’en dégageant de réels moyens humains et financiers à la hauteur de l’investissement fourni ainsi que des besoins pédagogiques et pour tous les collègues en poste de direction.

Remarquons, pour terminer sur l’analyse de ce tableau, que les enseignants assument autant qu’ils le peuvent la donne supplémentaire en informatique et que s’ils paraissent faire de même pour les BCD là où elles existent, la sous-utilisation des ces espaces de recherches et de lecture - pourtant espaces préparatoires aux CDI des collèges et lycées- semble aussi une réalité : il est vrai qu’il existait à une époque des collègues spécifiques intervenant en BCD au grand bonheur des enfants et permettant, par ailleurs, à l’enseignant un travail individualisé...pour les enfants en difficulté par exemple.

P.-S.

Si l’on pouvait espérer un plus grand nombre de réponses au vu de l’importance de l’école rurale dans le département et de ses multiples implications locales ( la démographie rurale, l’accueil des nouveaux arrivants, la préservation du tissu communal... ), on doit remercier celles et ceux qui ont retourné leur réponse et ont apporté leur contribution à la réussite de ce panorama scolaire rural.

Le nombre de retours est suffisamment significatif pour que le résultat de cette enquête soit pris en considération à tous les niveaux : son contenu pourra être une référence pour toute discussion / décision sur l’école rurale.

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