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CDEN du 19 février 2007 : propositions de carte scolaire

mardi 20 février 2007

Pour ce qui est des mesures, pas de changement notable par rapport au CTPD.

Pour les propositions de mesures de cartes scolaires 2007 2008, cliquez ici.

Par contre, le SNUipp, par la voix de Brigitte Nicolas, a émis un voeu au sujet de la sanction infligée aux directrices et directeurs d’école faisant l’objet d’un retrait de salaire pour service non fait (voir ci-dessous). Ce voeu a été adopté à l’unanimité (Préfet et IA compris !). A ce sujet, le SNUipp rencontre les députés Chanteguet et Hugon dans les jours à venir.

Pour la FSU, Pascal Genet a fait voter un voeu (également adopté à l’unanimité !) rejetant le projet de carte scolaire 2007 et demandant une attribution supplémentaire en postes au Ministère.

Voeu sur la direction d’école adopté à l’unanimité : "Dans un courrier électronique adressé en décembre dernier aux 11 directrices et directeurs d’école de l’Indre n’ayant pas rendu l’enquête sur les effectifs, les menaces de sanction se transforment par le retrait d’1/30ème sur leur salaire de février pour le constat d’absence de service fait ( règle dont nous contestons l’application dans le cas présent). Procéder à des retenues sur traitement est vécu comme une injustice manifeste et un réel mépris par ces collègues qui effectuent quotidiennement leur travail de direction et d’enseignement. Ces collègues reçoivent quotidiennement le soutien d’un nombre croissant d’enseignants qui se disent choqués par cette mesure. Les problèmes liés à la direction et au fonctionnement des écoles restent entiers. Ils concernent l’ensemble des enseignants des écoles. L’action de blocage est une action collective. Elle ne vise aucunement à pénaliser les élèves ou les maîtres, ni à gêner le fonctionnement de l’école. Elle se situe en direction du ministère. Dans ces conditions, le CDEN réuni le 19 février 2007 à Châteauroux demande la levée des sanctions à l’encontre des directrices et directeurs qui n’ont pas renvoyé l’enquête 19 et interpellent Madame le Recteur et Monsieur le Ministre dans ce sens."

P.-S.

Déclaration préalable du SNUipp : "Monsieur le Préfet, Mesdames et Messieurs les membres du CDEN, Dans une ambiance générale de démantèlement des services publics, la politique éducative se traduit clairement par un désengagement de l’état et idéalise une école passéiste synonyme de « traditions et de réussite » qui n’a dans les faits jamais existé. En fait, en un demi-siècle nous sommes passés d’une politique où l’Éducation était un des piliers de la République pour construire une société plus juste, à une politique où l’Éducation est tenue de s’adapter à la société « du marché roi ».

Notre ministre, en grand communicant et en « maître » de la pédagogie ou de la démagogie selon les moments, met en musique cette politique en utilisant la loi Fillon pour déconstruire l’école de demain. De plus il passe en force et de façon autoritaire sur des dossiers particulièrement complexes comme celui de projet de décret sur les EPEP, deuxième étape du protocole sur la direction d’Ecole que le SNUipp n’a pas signé. En effet, la loi de 2004 sur les libertés locales rend possible, à titre expérimental, la création d’établissements publics dans le premier degré (EPEP). Une expérimentation a toujours des objectifs : lesquels ? Sous couvert de mutualisation de moyens et de coordination des différentes politiques éducatives, il place les écoles et ses personnels sous la tutelle des collectivités territoriales. Les représentants des maires seront majoritaires au sein du conseil d’administration présidé par l’un d’entre eux, avec voix prépondérante. Les prérogatives du Conseil d’Administration s’étendront jusqu’à l’organisation pédagogique de l’Etablissement sur laquelle il devra se prononcer. En milieu rural, ce projet est d’autant plus lourd de conséquences qu’il favorisera les fusions d’écoles et des suppressions de postes d’enseignants. L’expérimentation suppose une forme de coopération intercommunale qui rend peu probable la possibilité d’un retour en arrière.

Le directeur de l’EPEP, dont la fonction essentielle est de préparer et d’exécuter les décisions du conseil d’administration, se voit placer dans un rapport hiérarchique vis-à-vis des autres directeurs et des adjoints. Si le SNUipp est favorable à une large réflexion sur l’organisation et le fonctionnement des écoles, il s’oppose à ce projet de décret qui ne répond pas aux besoins des écoles. Les directeurs d’Ecole ne sont pas en grève administrative depuis 7 ans pour ce résultat. Et quand les personnels résistent afin de protester, comme nos collègues directeurs qui bloquent des documents administratifs sans pour autant gêner le fonctionnement de l’école, c’est la sanction financière qui tombe. Voilà sans doute une illustration de la modernité du dialogue social !!! A ce sujet , au nom du SNUipp / FSU je vais soumettre un voeu à l’ensemble des membres participant à ce CDEN.

La politique budgétaire au service de ce projet trouve donc une traduction concrète dans la préparation de la rentrée 2007. Au vu de la situation, une fois de plus, la rentrée qui se prépare ne s’annonce pas bonne. Dans le premier degré, l’Indre se voit retirer 5 postes pour 8 élèves supplémentaires attendus, c’est un non sens. Ces mesures ne vont pas dans le sens de l’amélioration souhaitée par toute la communauté éducative. Pour apprécier la situation de notre département sortons du dogmatique et technocratique P/E !!! En élémentaire ce seront 122 élèves supplémentaires qui seront accueillis dans des conditions qui se dégradent d’année en année. Pour ce qui est de la maternelle le taux de scolarisation des plus jeunes en maternelle a chuté de 20 points en un peu plus de 10 ans. Par contre le taux d’encadrement lui n’a pas baissé, ce qui signifie que cette tranche d’âge est de moins en moins accueillie, non parce que le demande des familles a baissé mais par manque de place dans les écoles. Notre département est l’un des plus en difficulté de l’académie, que ce soit par sa forte ruralité, qui au lieu d’être un atout en devient une contrainte, par son taux de chômage, par l’exode des familles en difficulté vers la campagne, par la concentration des familles les plus en difficulté sur la ZEP, par le faible taux de réussite de nos élèves quel que soit leur âge, et les faibles perspectives de trouver un emploi dans l’Indre. Par ailleurs, nous considérons que l’Ecole doit être l’école de la réussite pour tous et que la lutte contre l’échec scolaire ne peut se faire sans mettre en face les moyens nécessaires . Aucun secteur n’est dans une situation satisfaisante. Ni le remplacement, ni la formation, ni la maternelle, ni l’éducation prioritaire, ni l’ASH (l’aide aux enfants en situation de handicap) ne sont suffisamment dotés, même si nous constatons un certain effort départemental pour ce dernier secteur.

Pour conclure nous ne pouvons accepter de voir ainsi hypothéquer l’avenir des enfants de notre département. C’est pourquoi nous continuerons à porter nos revendications. Nous ne nous résignerons jamais face à cette régression éducative. C’est le sens de nos mobilisations passées et à venir."

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