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DIRECTION D’ECOLE : bilan du rassemblement académique

Continuer pour obtenir le retrait du « retrait d’1/30ème » !

Poursuivre pour (ré)impliquer toute la profession.

mardi 10 avril 2007

A l’appel du SNUipp, plus d’une centaine de collègues (directeurs sanctionnés, directeurs non sanctionnés et adjoints se sont rassemblés, le 14 février, devant le Rectorat pour une manifestation chantante et colorée malgré la grisaille ambiante. Voici des extraits de la déclaration lue lors de ce rassemblement et le compte-rendu de l’audience obtenue :

« Chers Collègues, notre rassemblement est placé sous le signe de la Solidarité, du soutien pour nos 250 collègues directeurs et directrices d’écoles scandaleusement sanctionnés par la volonté du Ministre, avec la complicité active et déterminée de Madame le Recteur. Il lui faut, dans cette entreprise de casse généralisée, soumettre ceux qui résistent, sanctionner pour l’exemple, pour faire peur. L’enquête 19, la magnifique formule « absence de service fait » font partie de la panoplie. La punition qui consiste à prélever 1/30ème du salaire est injuste, injustifiable, elle heurte et choque profondément ceux qui la subissent mais plus largement aussi la profession. Certains Inspecteurs d’Académie et Recteurs ailleurs en France, et sûrement un peu moins partisans, n’ont pas voulu y recourir. Mais le Recteur d’Orléans-Tours a choisi elle de coller à la ligne ministérielle. Le dossier de la Direction d’École non seulement n’est pas clos mais qu’il doit être de toute urgence traité dans des conditions de dialogue digne de ce nom. Un dialogue qui ne peut évidemment pas s’engager quand des milliers de collègues sont sanctionnés. Le SNUipp propose que, dans chaque département, se tiennent des conférences de presse rassemblant les collègues sanctionnés. Nous pensons aussi qu’il est temps de s’interroger sur les formes d’une amplification de l’action dite de « grève administrative », de continuer aussi à solliciter les élus pour qu’ils fassent pression sur l’irresponsable du Ministère ».

L’AUDIENCE

Délégation composée de : Virginie Grospart (41), Jean-Christophe Retho (28), Laurent Rabier (45), Raphaël Tripon (36), Sylvie Lenoble (37), Stéphane Ricordeau (41)

Elle a été reçue par M. Courseau (directeur de cabinet) et Mme Coster (secrétaire générale adjointe, DRH).

A la question posée d’emblée par la délégation, à savoir « Avez-vous quelques consignes ou éléments donnés par Madame le Recteur pour nous répondre ? », la réponse a été « Non, simplement de vous recevoir, de vous écouter et de transmettre ». Une audience donc lancée sur d’excellentes bases et qui a ressemblé à un dialogue de sourds.

N’ayant aucune envie, mais étant bien incapable aussi, de nous répondre sur le terrain du respect, de la prise en compte du travail effectué, des responsabilités, de l’engagement professionnel et du fonctionnement de l’école, nos hôtes ont tout fait pour rester sur le strict terrain de la Loi, de la définition de « l’absence de service fait » et sur ses conséquences.

Nous leur avons pourtant démontré qu’avec ce Ministre (et son relais rectoral) nous n’avions que des devoirs et lui tous les droits ; y compris le droit pour le Ministre de s’asseoir dessus.

Comme par exemple ne pas respecter, sur bien des points, le « protocole d’accord » sur la direction d’école, comme par exemple ne pas respecter le droit en matière d’ISSR, de formation continue… comme par exemple passer outre l’avis unanime du CSE pour la constitution d’EPEP.

Des centaines de pétitions de soutien ont été remises et des documents rédigés par des collègues directeurs montrant leurs emplois du temps qui mériteraient plusieurs 30ème supplémentaires !

Nous avons aussi essayé de leur faire mesurer l’état d’esprit de la profession très meurtrie par l’autoritarisme et la brutalité du Ministre, de leur dire que le risque était grand de dégoûter à jamais de nombreux directeurs et de fragiliser l’école.

Nous avons également souligné auprès d’eux qu’il n’était pas trop tard pour retrouver la raison, pour un peu apaiser les tensions en abandonnant les sanctions.

Nos interlocuteurs se sont engagés à transmettre à Mme le Recteur en lui rapportant fidèlement le ton et le contenu de nos propos.

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