Retour accueil

fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail envoyer par mail suivre la vie du site

Carte scolaire rentrée 2008

CTPD du 31 mars 2008 : 18 fermetures dans l’Indre

lundi 31 mars 2008

Lors d’un groupe de concertation du 19 mars, au lendemain des élections municipales et cantonales, l’Inspecteur d’académie a dévoilé son projet de carte scolaire pour le rentrée 2008, dans les écoles du département. Ce travail s’’inscrit dans un contexte de poursuite de la dégradation du service public d’éducation. Une augmentation des effectifs (13 élèves supplémentaires) se traduit par la suppression de 6 postes d’’enseignants à rendre au ministère.

En réalité l’’augmentation est plus importante car la prise en compte des enfants de 2 à 3 ans n’est que très partielle.

Concrètement, pour faire face à l’augmentation des élèves par classe, c’est-à-dire ouvrir une classe là où il n’est pas raisonnable de fonctionner autrement, on en ferme 2. En maternelle les classes sont souvent surchargées malgré un accueil réduit des plus petits. En élémentaire il est courant de voir des classes à plusieurs niveaux frôlant ou dépassant les 25 élèves.

Décisions de fermetures :18
- sur Châteauroux : 5 :
— maternelles Le Colombier, Buffon,
— élémentaires Charbonnier, Katz et Descartes
- sur Issoudun : 1 :
— élémentaire Condorcet
- sur le reste du département : 10
— maternelles Rollinat Argenton, Mat Valençay (mais ouverture d’1/2 poste d’aide pédagogique)
— élémentaires Paul Langevin Déols, George Sand Villedieu, Luçay le Mâle, Cluis, Montgivray
— RPI Lignac/Prissac, Cuzion/Orsennes, St Christophe en Bazelle/Dun/ Anjouin
- 1/2 poste enfants nouvellement arrivés et 1/2 poste enfants du voyage sur Saint Marcel

Projets de blocages (fermeture puis réouverture à la rentrée si nécessaire) 5 :
- sur Châteauroux :1 :
— Cl. Bernard (pour laquelle le SNUipp a demandé un moratoire sur Beaulieu)
- sur Issoudun : 2 :
— maternelle François Habert, élem St Exupéry (poste classe)
- sur le reste du département : 1
— primaire Niherne

Projets d’ouvertures : 8
- - sur Châteauroux : 2
— élémentaires Montaigne, Frontenac
- - sur le reste du département : 6
— élémentaires Ville-Haute Le Blanc (à titre pro.), St Maur, P Bert à Argenton, Le Pt Chrétien, Vendoeuvres, St Marcel.(mais fermeture du 1/2 poste enfants du voyage)

Les écoles de PRUNIERS, Vineuil et Paudy bénéficieront d’1/2 poste d’aide pédagogique.

Une attention sera portée à la rentrée sur les écoles de Celon et le RPI Bouesse/Mosnay/Tendu ainsi que Ruffec (effectifs chargés).

Communiqué de presse du SNUipp :

« Ce 31 mars 2008 se sont tenues les instances paritaires CTP et CDEN au cours desquelles l’Inspecteur d’Académie a présenté ses mesures de carte scolaire. Par rapport au groupe de travail du 19 mars, quelques situations ont favorablement évolué, notamment celles en situation de blocage et plus précisément en maternelle. Il faut dire que les écoles maternelles ont été largement mise à contribution, l’administration jouant sur une prise en compte très partielle des enfants de 2/3 ans pour ainsi se constituer un réservoir de postes. Rappelons que les effectifs stables ou en hausse depuis 6 ans, ont fait rendre au ministère 64 postes d’enseignants. Cette situation va perdurer puisqu’elle est inscrite dans le processus de réduction massif de fonctionnaires, où le corps enseignant est largement majoritaire. Les suppressions de classe touchent tous les secteurs, qu’ils soient urbains (Châteauroux, Issoudun, Argenton), périurbain (Déols) et ruraux (RPI Prissac… ,Cuzion… , St Christophe en Bazelle…). Le SNUipp constate à l’issue de ces travaux une fragilisation du tissu scolaire, faisant passer des écoles maternelles de 3 à 2 classes et des écoles élémentaires de 5 à 4 classes. Alors que nos écoles rurales se portent plutôt bien, malgré certains discours ambiants, ne prépare-t-on pas le terrain à une évolution de celles-ci vers des structures, où la rentabilité serait un critère plus déterminant que celui de la qualité ? La hausse des effectifs va s’accentuer et cette carte scolaire ne résoudra en rien les difficultés de fonctionnement au quotidien en matière de remplacement. En effet, le nombre croissant de congés maternité d’enseignantes est loin d’être compensé systématiquement dans la classe. Avec des effectifs par classe en augmentation, la question du remplacement déjà cruciale va devenir totalement ingérable et intolérable. »

P.-S.

Déclaration du SNUipp suite au CTPD de ce 31 mars.

Lors du groupe de concertation du 19 mars, au lendemain des élections municipales et cantonales, vous avez dévoilé votre projet de carte scolaire dans les écoles du département pour la rentrée 2008. Ce travail s’inscrit dans un contexte de poursuite de dégradation de l’école se traduisant par plus d’une vingtaine de fermetures(18 fermetures et 6 blocages) pour 9 ouvertures de classes. Malgré une augmentation des effectifs (13 élèves supplémentaires) le département doit rendre 6 postes d’enseignants au ministère. Le SNUipp dénonce la prise en compte très partielle des 2/3 ans qui pondère l’augmentation des effectifs et ne répond plus à la demande de scolarisation des plus jeunes de la part des familles qui le souhaitent.

Ainsi, en maternelle les classes sont souvent surchargées malgré un accueil de plus en plus réduit des plus petits. En élémentaire il sera courant de voir des classes à plusieurs niveaux frôlant ou dépassant les 25 élèves. A cela s’ajoutent des difficultés de fonctionnement de plus en plus récurrentes et intolérables. Je veux parler du remplacement. Avec un nombre croissant de congés de maternité ce qui contribue au rajeunissement de la population du département, les classes se retrouvent de plus en plus souvent sans remplaçant. Les collègues doivent faire face à l’accueil des élèves au mépris parfois des règles de sécurité les plus élémentaires. En effet, il n’est pas rare de voir dans une école à 2 classes un seul enseignant avec en charge un effectif dépassant les 40 élèves, faute de remplaçant. Une fois de plus, la ruralité de notre département joue contre l’intérêt des élèves du département et perturbe le bon déroulement de la classe au quotidien.

A ces difficultés va s’ajouter :

Une nouvelle organisation de la semaine :

S’il est vrai que la suppression du samedi matin relève d’une demande sociale plus ou moins forte selon les secteurs, aucune recherche sur les rythmes n’a conclu à une semaine trop lourde mais plutôt à une journée trop longue que ce soit en maternelle ou en élémentaire. Il est reconnu nécessaire de respecter le rythme des vacances 7 semaines – 2 semaines. Donc la suppression de deux heures par semaine ne se justifie pas au regard d’une amélioration du rythme biologique des enfants.

Au-delà des 24 heures hebdomadaires d’enseignement à tous les élèves, parmi les 108 heures annuelles que doivent effectuer les enseignants, 2 heures sont dues pour les élèves en difficulté avec un maximum de 60 heures par an. Mais de quelle difficulté parle-t-on ? L’enfant qui a du mal à assimiler sur le temps donné, a-t-il besoin d’un répétiteur ? Ces enfants là existent mais seront-ils concernés par le dispositif alors que c’est en évaluant à partir du socle commun que les enfants seront dits en difficultés. Ces enfants n’ont-ils pas besoin qu’on enseigne autrement et qu’on prenne en compte leur difficulté de façon systémique ? Quelle place pour la prévention en maternelle ignorée dans ce dispositif ?

Le RASED doit prendre une place complète et entière dans cette aide. Il est primordial de donner des moyens aux structures existantes. Nous nous inquiétons de la place qui leur est dévolue au sein de ce dispositif. Il ne suffit pas d’externaliser les problèmes pour les résoudre.

Proposer deux rythmes hebdomadaires d’enseignement pour les élèves nous semble plus un effet médiatique qu’une réelle volonté de résoudre la difficulté. D’autant plus que cela fait reposer la difficulté sur le seul élève. C’est au sein de la classe avec tous les élèves que les problèmes doivent être résolus. La difficulté doit être prise en compte dans son ensemble, en tenant compte des interactions avec les autres élèves de la classe mais aussi de la transdisciplinarité.

Quant aux nouveaux programmes, ils contredisent la diminution des horaires par un alourdissement des programmes en maths et en français au détriment des autres domaines d’apprentissage (arts visuels, sciences et vie de la Terre …). Aucune grille horaire sur la répartition des enseignements n’est proposée alors que 72 heures ont été supprimées. Ces programmes proposent une nette évolution de l’école maternelle conséquence d’un changement de regard sur l’enfant Ce « nouveau » regard occulte l’accueil de l’enfant et sa maturation psychologique et affective, en se centrant de façon totale et presque exclusive sur l’élève. Ce changement d’objectif est encore plus évident si l’on compare les finalités posées à l’école maternelle, qui apparaît très sélective et réductrice. Nous aimerions savoir quand nous pourrions disposer des synthèses développées par les circonscriptions, demande à laquelle vous aviez répondu favorablement.

Le SNUipp est totalement opposé à ce procédé démagogique que représentent les stages de rattrapage pendant les vacances. S’il s’agit pour le gouvernement de montrer que les enseignants, comme les autres salariés peuvent aussi gagner « plus » en travaillant « plus », c’est un procédé malsain car il repose sur l’utilisation marchande des difficultés de nos élèves.

De plus, depuis de nombreuses années, nous demandons à ce que les effectifs dans les classes soient limités. Cette demande n’a jamais été prise en compte et pourtant les stages se feraient par petits groupes… il y a matière à réflexion.

Pour le SNUipp, la nécessité de faire réussir tous les élèves à l’école passe par de toutes autres mesures : abaissement des effectifs, développement du travail en équipe, plus de maître que de classe, mise en place d’une formation continue de qualité, renforcement des réseaux d’aide spécialisés, prévention en maternelle, … qui nécessitent d’autres choix, notamment budgétaires.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

SNUipp-FSU 36

34 espace Mendès-France
36000 CHÂTEAUROUX
fixe : 02 54 07 61 39.
portable : 06.47.58.23.09.
mail : snu36@snuipp.fr