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Paroles d’enseignants : pourquoi s’engager dans les actions à venir ??

mercredi 21 mai 2008

Virginie Grospart, directrice du RPI d’Epuisay (41)

* « Le travail avec les collègues sur les programmes montre qu’il va falloir faire plus de choses sur un temps resserré. Au cycle 3 , on voit qu’en dehors des disciplines imposées, il ne restera que 3 heures 30 pour tout le reste. C’est aberrant que dans le pays des Lumières on ne puisse plus faire de sciences, ni d’histoire-géographie Il y a un manque de cohérence et de liens entre les disciplines et à l’intérieur même de celles-ci comme en grammaire. Un « détail » m’a particulièrement choquée en instruction civique et morale : l’étude des différentes façons d’acquérir la nationalité française. Dans le contexte actuel d’expulsion des élèves sanspapiers, ça me pose un problème… »

- Didier Atamaniuk, maître E en Zep à Freyming-Merlebach (57)

* « Pouvoir d’achat, programmes, discrédit sur le métier, tout cela me motive pour la grève. Mais ce qui me frappe c’est l’augmentation de la charge de travail pour les enseignants des classes : la gestion de la classe, l’organisation de l’aide aux élèves en difficulté et aux élèves handicapés… On dénie tout cela au Rased alors que nous, on est formé pour ça. La difficulté scolaire c’est un vrai défi collectif et on ne donne pas plus que ça de temps pour le travail d’équipe. Je suis scandalisé par ces conceptions rétrogrades de l’apprentissage qui heurtent tout ce que j’ai appris en formation. On ne fait plus appel aux Rased, surtout aux rééducateurs. Pourtant ce sont eux qui sont armés pour travailler sur le comportement des élèves, leur mal-être ! ».

- Lydie Delorme, enseignante en grande section à Dijon (21)

* « La politique éducative est très mal orientée et notamment en maternelle. Le ministère ne veut pas investir dans l’école. Il est en train de mettre en place des dispositifs à moindre coût pour soit disant réduire l’échec scolaire. On prend les élèves en difficulté après l’école, on a besoin des Rased, que vont-ils devenir ? Mais plus encore, c’est la philosophie du projet de programme qui m’effraie. Sa conception cantonne l’enseignement dans une vision mécanique des apprentissages. La spécificité de notre école et de nos missions est niée : plus de prise en compte des rythmes de développement de l’enfant, de ses besoins, instrumentalisation dès la grande section au profit du CP. Ces choix ne feront qu’augmenter les inégalités scolaires ».

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