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Journée de grève interprofessionnelle le 10 mars 2005

vendredi 4 mars 2005

Rassemblement à 10h place de la République suivi d’une manifestation qui se rendra à la prefecture.

Une halte sera observée devant le MEDEF.

Où, quand, comment ? (consignes de grève)

Qui fait grève ?

L’ensemble des Instituteurs, Professeurs d’Ecole, (ainsi que les directeurs d’école), Aides Educateurs, Assistants d’Education, Auxiliaires de vie scolaire. Résistez aux pressions : des pressions sont parfois exercées sur les directeurs pour maintenir les écoles ouvertes ; il s’agit d’un abus de pouvoir. L’Inspecteur d’Académie n’a pas pouvoir de réquisition.

Avant la grève :

Les grévistes informent les familles au plus tard la veille par écrit, qu’il n’y aura pas classe. Ils en informent également le directeur et tous ceux qui sont concernés (cantine, transport scolaire, piscine ...). Indiquez-nous par mail le nombre de grévistes de votre école, pour que nous informions la presse (un mail vous sera envoyé) ; si celle-ci est fermée, spécifiez-le par un message d’annonce sur votre répondeur (comptage IA)

Le jour de la grève :

S’il y a des non grévistes, la surveillance des élèves leur incombe. La veille au soir, le directeur gréviste affiche un tableau des services à faire émarger par les non grévistes. Si tous les maîtres sont grévistes, l’école est fermée à clé. Apposer à l’entrée une affichette annonçant « école en grève, pas de classe ». Prévenir le Maire.

Après la grève :

Pour les retenues de salaire, il appartient à l’Administration de faire la preuve de la participation à la grève[Pourquoi cette démarche ? Entre 1934 et 1939, lors de mouvements de grève de la Fonction Publique, des listes de grévistes avaient été établies et signées par les grévistes eux-mêmes. Entre 1940 et 1944, sur la base de ces listes un certain nombre de fonctionnaires ont été inquiétés par les gouvernants et les occupants de l’époque, ce qui a provoqué révocation et déportation. Dès la fin de la guerre, la consigne syndicale a donc été, afin que jamais ces faits ne se reproduisent : « les grévistes ne remplissent et ne signent aucun document ». Cette consigne demeure.]. Ainsi les grévistes, quelles que soient leurs fonctions, ne répondent à aucune enquête. Les directeurs n’ont à accomplir aucune tâche administrative à ce sujet. L’arrêt Omont ne s’appliquera pas, puisqu’il s’agit d’une grève d’un seul jour.

P.-S.

Lettre aux parents d’élèves

La première mission de l’école est de faire réussir tous les élèves et de n’en laisser aucun sur le bord du chemin.

Aujourd’hui, l’école doit permettre à chaque élève de poursuivre sa scolarité, de s’intégrer et de s’adapter, dans une société en évolution permanente. Pour cela, il faut non seulement bien maîtriser la langue et les mathématiques mais aussi la littérature, les sciences, l’histoire, la géographie, les arts, l’éducation physique ... et des apprentissages nouveaux comme les langues vivantes ou l’utilisation des nouvelles technologies ... Mais aujourd’hui encore, malgré les progrès réalisés par l’école, trop d’élèves sont en situation d’échec scolaire, souvent synonyme de précarité et parfois d’exclusion.

Le projet de loi pour l’école, présenté au parlement, affiche l’objectif de faire réussir tous les élèves. En réalité, il ne présente aucune proposition de nature à lutter réellement contre l’échec scolaire dès l’école maternelle et élémentaire. Les 15 % d’élèves en difficulté à l’entrée au collège ne sont pas une fatalité. C’est pourquoi les trois heures de soutien proposées par le Ministre, en imaginant que les moyens y soient consacrés, ne peuvent être l’unique réponse. De plus, cette proposition n’est pas nouvelle, son efficacité réelle n’est pas démontrée, elle risque d’enfermer certains élèves dans leur échec. Nous pensons, au contraire, qu’il faut mettre en œuvre des pratiques pédagogiques diversifiées, des situations de classe innovantes. Les enseignants souhaitent faire évoluer leur métier, travailler autrement et mieux. Sur toutes ces questions, ils portent eux aussi des propositions. Des solutions existent : plus d’enseignants que de classes pour une meilleure prise en charge des élèves, une meilleure formation avant et pendant la carrière, plus de travail en équipe... Mais le Ministre fait semblant de les ignorer...

La qualité de notre école est aussi menacée par le manque de moyens. Aujourd’hui, tous les parents qui le souhaitent ne peuvent inscrire leurs enfants à l’école maternelle dès deux ans, dans de bonnes conditions. Le nombre d’élèves par classe reste souvent trop élevé et la rentrée 2005 verra une nouvelle dégradation : 700 créations de postes pour 45 000 élèves supplémentaires (1 poste pour 64 élèves).

L’avenir de l’école est lié au budget et à la loi d’orientation, ni l’un ni l’autre ne sont à la hauteur de l’enjeu. La copie du gouvernement est à revoir. Nous serons en grève le jeudi 10 mars.

Nous espérons que vous partagez notre ambition et qu’ensemble nous transformerons l’école pour la réussite de tous.

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