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Nouveau concours : avantage à la formation professionnelle : signez la pétition !!

jeudi 11 décembre 2008

Le ministère a tranché à l’inverse des propositions des États généraux de la formation : la professionnalisation est toujours trop faible.

Le 4 octobre, plus de 400 participants aux États généraux de la formation ont essayé de définir ce que pourrait être une formation de haut niveau. Ils ont rappelé que ce métier de conception requiert un « haut niveau d’expertise, de la maternelle à l’université ». Préalables avancés, garantir sur tout le territoire une même formation, considérer cette dernière comme un investissement et non comme un coût et assurer des recrutements répondant aux besoins. Objectif : une véritable formation professionnelle prenant appui sur les expériences accumulées et sur le potentiel de formation que constituent les IUFM. 

Pourtant le ministère a tranché sans tenir compte de l’appel des États généraux ni des demandes des organisations syndicales. Un calendrier insensé a été imposé et les quelques rencontres auxquelles ont participé les partenaires sociaux n’ont pas réussi à faire infléchir un projet ficelé à l’avance. Le SNUipp a vivement réagi à ces annonces qui dénotent une vision archaïque du métier et qui oublient la dimension psychologique et le développement de l’enfant : « Enseigner est un métier qui s’apprend ! »

Le stagiaire sera amené à assurer la classe en pleine responsabilité aussitôt après le concours. C’est pourquoi le SNUipp a demandé que le concours comporte une forte dimension professionnelle, fasse une large part aux situations d’enseignement et aux compétences liées à la polyvalence et prenne appui sur l’expérience acquise (stages d’observation, de pratique accompagnée, en responsabilité). En tout état de cause, même s’il est précisé que le référentiel de compétences professionnelles figurant dans le cahier des charges de la formation sera pris en compte dans la conception des épreuves du concours, c’est vers les contenus des masters que vont maintenant se porter les interrogations. Les universités arriveront-elles à redresser la barre d’un projet si mal orienté ?

Vous pouvez signer la pétition : Pour une formation de haut niveau dans des IUFM rénovés

Les épreuves

La nouvelle maquette du concours comportera 4 épreuves, 2 pour l’admissibilité se passant en fin de premier semestre de la 2ème année du master, 2 pour l’admission en fin d’année scolaire. Les candidats devront justifier de 4 attestations, secourisme, nage, C2i, et niveau C1 en langue vivante étrangère. Les épreuves d’admissibilité, l’une en français et culture humaniste, l’autre en mathématiques et culture scientifique et technologique, devront évaluer « le réinvestissement des connaissances disciplinaires acquises au cours de la formation dans l’étude des programmes de l’enseignement primaire ». Elles « pourront comporter » une question sur l’histoire de l’enseignement de la discipline concernée. Les épreuves orales d’admission porteront, l’une sur « les aspects concrets du fonctionnement du système éducatif », l’autre sur un sujet de leçon tiré au sort qui « sera replacé dans sa progression disciplinaire et dans le déroulement d’une journée de classe dont le candidat précisera l’organisation ».

- Listes complémentaires

* Le ministère cherche à restreindre le recrutement des listes complémentaires, rendant la situation très compliquée dans les départements déficitaires, comme dans l’académie de Caen. En cause le double souci de faire immédiatement des économies et de tarir les formations PE2 en 2009 – 2010. Cette mesure accroît les effets de la suppression de 3 000 postes au concours 2009. Le ministère conseille aux inspecteurs d’académie de nommer les personnels remplaçants sur les postes devenus vacants ! L’année dernière, 2554 personnes ont été recrutées sur liste complémentaire, à cause de l’insuffisance des recrutements au concours.

- Remplacements

* Avec la disparition du concours et de la liste complémentaire, va-t-on recruter des vacataires en lieu et place des personnels formés, voire des retraités comme les IA d’Ille-et-Vilaine et de la Sarthe ont tenté de le faire ? Ce scénario semble conforté par la commande d’un audit et la création dès le 1er janvier 2009 d’une agence nationale du remplacement. Actuellement la proportion des enseignants affectés au remplacement représente 8,39 % des effectifs. Nouvelle cible pour des économies ?

- Décharges de direction

* Les directeurs des écoles à 4 classes sont déchargés par des PE2 dont le nombre sera diminué en septembre 2009. Dans la plupart des départements, ce dispositif ne pourra plus être assuré, les mesures budgétaires ne prévoyant aucune création pour ces décharges. Qui le fera ?

- Formation continue

* L’an prochain la formation continue sera amputée. Les PE2 en surnombre pour les stages filés permettaient des formations longues (langue vivante, informatique, etc), les stages en responsabilité R2 et R3 étaient supports de stage et le moyen d’un retour en formation des T1 et T2. En 2009-2010, quel dispositif le ministère compte-t-il organiser pour la formation sur le temps de travail ?

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