Retour accueil

fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail envoyer par mail suivre la vie du site

Quid de l’école primaire ?

vendredi 4 mars 2005

La poursuite nécessaire de la démocratisation du système éducatif suppose des mesures fortes dès le début de la scolarité donc dès l’école maternelle.

Or, rien ou quasiment rien concernant l’école primaire. Pourtant, il est intolérable que 15% des élèves arrivent en difficulté au collège. Et pour ce faire aucune mesure d’ampleur ne serait à envisager dès l’école primaire ?

Contrairement à ce qu’affirme le Ministre, des propositions alternatives pour transformer l’école existent et elles n’ont pas la prétention d’être exhaustives. Pour le SNUipp, pour assurer la réussite de tous les élèves il faut transformer l’école, le métier. Ceci suppose par exemple un travail plus collectif des enseignants au sein de l’école, le développement du travail en équipe avec plus de temps de concertation, plus de maîtres que de classes, l’amélioration de la formation initiale et continue... Ces leviers pour travailler différemment à l’école et au sein de la classe permettraient de mieux prendre en compte tous les élèves.

Le SNUipp a porté ses propositions pour l’école dans toutes les rencontres ministérielles qui ont eu lieu dans la période et auprès de l’ensemble des groupes parlementaires.

Socle

Dans le projet de loi, l’école aurait pour mission de révéler les "capacités", les "goûts" les "talents" des élèves...

« La scolarité obligatoire doit garantir au moins l’acquisition pour chaque élève d’un socle commun. »

Le socle est défini par la maîtrise de la langue, des éléments de mathématiques, une langue vivante, une culture humaniste et scientifique et la maîtrise des TICE. Ce socle de connaissances et de compétences donne une interprétation restrictive des apprentissages surtout quand des « enseignements complémentaires » viennent compléter ce socle. Pour quels élèves ?

Toutes les recherches montrent que l’ensemble des disciplines et des domaines d’activités participe à l’acquisition des savoirs. Leur diversité est constitutive d’une culture commune de valeurs et de savoirs qui est un véritable atout pour les élèves les plus en difficulté.

Formation initiale

Le projet de loi envisage un changement de nature juridique des IUFM par leur intégration dans les universités.

La qualité de la formation, l’avenir des personnels, les moyens propres aux IUFM sont loin d’être garantis.

Scolarisation des élèves handicapés

Les textes existants ne sont pas modifiés si ce n’est que la scolarisation dans l’établissement le plus proche deviendrait une "priorité" alors qu’elle était obligatoire précédemment.

Direction d’école

« Un décret en conseil d’état fixe les conditions de recrutement, de formation et d’exercice des fonctions spécifiques des directeurs d’ école maternelle et élémentaire. »

Rien de nouveau par rapport à l’existant. Quel est donc le sens de cet ajout ?

Le SNUipp rappelle que l’éventuelle introduction d’un statut de directeur ne manquerait pas de provoquer de vives réactions. Le gouvernement et les députés auraient été plus inspirés d’apporter enfin une réponse aux revendications sur la direction et le fonctionnement des écoles.

Ecole maternelle

Elle « remplit une mission éducative et comporte une première approche des outils de base de la connaissance et prépare les enfants aux apprentissages dispensés à l’école élémentaire ».

La maternelle : uniquement prépa à la grande école, on croit rêver !

On aurait aimé là aussi que le projet soit porteur d’une ambition nouvelle notamment sur la scolarisation des enfants de 2/3 ans et sur les apprentissages spécifiques à la maternelle.

Formation continue

Pas de réponse aux besoins criants de formation sur le temps de travail. Pour François Fillon, la formation continue "sera renforcée pour les enseignants ayant un projet personnel (ou le souhait d’une deuxième carrière) par l’ouverture d’un crédit de formation de l’ordre de 20h par an en dehors du temps de service."

126 millions d’euros sont prévus pour cette mesure (43 € d’indemnité par jour de formation).

Pour le SNUipp, cette possibilité n’a rien à voir avec le développement indispensable et urgent de la formation continue.

Education civique

L’apprentissage de la Marseillaise devient obligatoire. La connaissance de l’hymne national est pourtant déjà mentionnée dans les programmes.

En acceptant cet amendement, qui le ministre a-t-il voulu flatter ?

Enseignement du fait religieux

L’école doit « organiser la transmission de connaissances et de références sur le fait religieux et son histoire ».

Pourquoi pas, mais comment ? Quelle formation ?

ZEP

Deux lignes seulement sur les ZEP pour promettre une amélioration de l’efficacité. Aucune réflexion n’est menée quant à la politique des ZEP.

Aucun engagement n’est pris pour mener une politique permettant de maintenir un niveau d’exigence dans les secteurs et les écoles où se concentrent les difficultés sociales et scolaires.

Une nouvelle instance

Le CNP et le Haut conseil à l’évaluation de l’école sont supprimés et remplacés par un Haut conseil de l’éducation. Le mode de désignation de personnalités gomme tout l’apport d’experts de l’éducation, des usagers et des personnels et prive le système éducatif d’un outil d’évaluation.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

SNUipp-FSU 36

34 espace Mendès-France
36000 CHÂTEAUROUX
fixe : 02 54 07 61 39.
portable : 06.47.58.23.09.
mail : snu36@snuipp.fr