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Festival de l’éducation : déclarations officielles et photos...

lundi 11 mai 2009

FESTIVAL DE L’EDUCATION :

déclaration d’ouverture

lue devant le Lycée Blaise Pascal avant la remise des palmes :

Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais imagine-t-on ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ? Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ». Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue. Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, 13500 suppressions d’emplois soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de 2008 ! Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités. De ce projet, nous ne voulons pas ! Le cri d’alerte que nous avons lancé à travers des milliers d’initiatives au cours de cette année scolaire est plus que jamais d’actualité au moment ou la crise frappe aujourd’hui durement les salariés avec comme première victime la jeunesse. Plus que jamais dans ce contexte, la formation initiale doit être considérée comme un investissement pour l’avenir et non comme un coût insupportable et doit être une priorité. Priorité qui permette de faire réussir tous les jeunes, d’élever le niveau de qualification, de former des citoyens. La crise que nous traversons appelle au renforcement d’une politique éducative ambitieuse qui mobilise l’engagement des personnels, développe les initiatives des associations, construise de la confiance en mettant au cœur des choix la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix. Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement. Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales ! Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l’opinion, agissons sans attendre ! Les droits à l’éducation sont encore à construire contre le mauvais film que représentent les choix éducatifs et budgétaires actuels. Les organisations réunies dans le collectif « Un pays, une école, notre avenir » appellent aujourd’hui à les mettre à l’honneur à l’occasion de ce festival du droit à l’éducation. Déroulons ce soir le tapis rouge pour le service public d’éducation.

Déclaration de la FSU lors de la table ronde tenue à Blaise Pascal pour évoquer la réforme des Lycées professionnels

(y étaient conviés : inspecteurs, chefs d’établissements, parents d’élèves élus au CA et organisations syndicales)

A la FSU, nous sommes attachés à l’amélioration du système éducatif et considérons que le lycée doit évoluer pour assurer, mieux qu’actuellement, un haut niveau de formation et la réussite de tous les jeunes, les mettant ainsi dans les meilleures conditions pour poursuivre des études supérieures. Or la réforme des lycées telle qu ‘elle est présentée, est un projet piloté par la RGPP et le budget qui va à l’encontre des objectifs de démocratisation. On ne peut pas faire réussir plus de jeunes en supprimant des postes d’enseignants, en diminuant les horaires disciplinaires, en bourrant les classes, en appauvrissant les contenus de formation. On ne s’attaque pas réellement à la difficulté scolaire en rejetant le soutien dans un dispositif au contour flou et multiforme, voire à des organismes privés. Comment un jeune pourrait-il s’orienter dans un dispositif incohérent qui réforme la Seconde indépendamment du cycle terminal et qui se construirait par l’empilement de modules ? Tout ceci, bien sûr, au nom du respect du socle commun. Les mesures pénaliseraient d’abord les jeunes issus des milieux défavorisés qui verraient leurs difficultés s’accroître face à des parcours implicites induits par la construction modulaire, sans visibilité ni repères. Les propositions fragilisent les disciplines, reconstituent de fait les filières ségrégatives dès la Seconde et font l’impasse sur les contenus enseignés, C’est pourquoi nous tenons à affirmer :  Qu’une réduction des horaires hebdomadaires de cours, intégrant qui plus est de l’accompagnement dans ce temps contraint, ne peut qu’accentuer les difficultés des élèves déjà fragiles. Ce n’est pas « moins d’école » qu’il faut, mais « mieux d’école ».  Qu’un lycée où chaque élève définirait totalement son propre parcours servirait les « initiés » et accentuerait les inégalités.  Que la seconde doit permettre un véritable choix d’orientation.  Que le cycle terminal doit offrir une plus grande diversité de parcours cohérents ce qui implique le maintien de l’organisation en séries, mais réinterrogées, revues, rééquilibrées.  Que nous sommes attachés, au maintien des trois voies rénovées de formation (générale, technologique, professionnelle) préparant au baccalauréat, diplôme national et premier grade universitaire  Que doit être assuré un meilleur encadrement du temps de l’élève dans le domaine de l’aide, du soutien et du travail personnel.  Que la semestrialisation et la modularisation ne sauraient être en elles mêmes des solutions miracles imposées pour tout le temps scolaire et dans toutes les disciplines.  Que le groupe classe doit rester, pour une part importante du temps scolaire, un élément structurant pour les élèves, avec des effectifs abaissés.  Que la réforme doit permettre une amélioration des conditions de travail des personnels. Une telle réforme nécessite beaucoup de temps, d’échanges avec les personnels, les usagers et l’ensemble des acteurs sociaux. La précipitation actuelle n’est pas acceptable. Nous demandons la tenue de journées banalisées. Cela nécessite également un budget de l’éducation nationale à la hauteur des besoins et ne saurait s’inscrire dans la perspective pluriannuelle annoncée de réduction des coûts du service public d’éducation.

Les photos exclusives !! Les prétendants :

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Le public ébahi :

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