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La résolution de problèmes au coeur des apprentissages en mathématiques, par Roland Charnay, février 2005, IUFM de Châteauroux

mardi 8 mars 2005

Notre Université des 4 saisons s’est ouverte en 2005 par la venue de Roland Charnay, mardi 22 février à l’IUFM, co-concepteur de la méthode ERMEL, inspirateur des nouveaux programmes des mathématiques à l’école primaire et coordonnateur des équipes qui élaborent les documents d’application des ces nouveaux programmes. Une cinquantaine de collègues (PE1, PE2, professeurs titulaires, maîtres formateurs et conseillers pédagogiques) étaient présents.

La question de départ était : Avant d’enseigner les connaissances, doit-on enseigner les problèmes justifiant ces connaissances ? En d’autres termes, les connaissances ne sont pas des buts en soi mais des outils d’aide à l’atteinte d’objectifs qui font sens pour l’élève mais pour lesquels il n’a pas encore de réponses.

Le constat étant que près de 25% des élèves entrant en 6ème rencontrent des difficultés sur les compétence de base et que selon l’enquête PISA 2003, la France est dans la moyenne internationnale concernant les résultats en résolution de problème. En outre, cette enquête met en évidence le peu de spontanéité dans le travail de recherche des élèves français lorsqu’ils n’ont pas la procédure experte pour répondre ; ils prennent rarement l’initiative d’utiliser des méthodes personnelles, différentes de la procédure experte qu’ils pensent qu’on attend forcément d’eux !

L’enseignant doit prendre garde aux confusions entre procédure et résultat. L’élève peut avoir des connaissances sans pour autant être capable de les mobiliser à bon escient. De ce point de vue, l’évaluation peut être trompeuse (ex : En numération, l’élève peut connaître la comptine numérique à l’endroit sans pour autant pouvoir transférer cette connaissance pour la réciter à l’envers ou encore pour l’utiliser dans un dénombrement, sollicité ou non. Est-il alors compétent ?). Il propose des pistes de travail :
- 1/CHERCHER : en construisant une diversité de procédures, imaginer une solution personnelle. Une véritable situation de recherche est une situation pour laquelle aucun élève de la classe ne dispose d’une solution toute prête à appliquer.
- 2/FAVORISER l’appropriation du problème en ne se limitant pas à des énoncés écrits, en utilisant davantage l’oral, en l’illustrant pour permettre le travail mathématique ou en s’appuyant sur des dispositifs matériels.
- 3/DIFFERENCIER en fonction des besoins mais aussi en acceptant qu’une même tache puisse être traitée par des moyens diversifiés.

Compte rendu de Gaël Lescaud, complété par Roland Charnay

Il vous est possible, en cliquant sur le lien ci-dessous, de télécharger le diaporama Powerpoint qui a servi de support à cette conférence. Attention toutefois, compte tenu de sa taille (1626ko), cette manipulation est réservée aux personnes patientes ou connectées par ADSL.

PowerPoint - 1.5 Mo

P.-S.

Un prolongement de cette première conférence est d’ores et déja programmé pour le mercredi 25 janvier 2006 toujours en collaboration avec Dominique Verdenne. À l’issue de la prochaine conférence, des ateliers permettrons de se rendre compte in vivo de tous les interêts apportés par la résolution de problèmes dans l’apprentissage des mathématiques

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