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Quelle cause entend défendre l’UNSA ?

mercredi 27 octobre 2010

Dans un communiqué envoyé à la presse locale (ainsi qu’un mail à toutes les écoles primaires de l’Indre) le 22 octobre 2010, l’UNSA 36 entend avoir été victime de manipulations et d’intimidations. Décryptage du texte et rétablissement de la vérité dans cet article.

Les faits.

- Mardi 12 octobre : à l’issue de la journée de grève et de manifestation, de nombreux militants de la FSU, de la CGT et non syndiqués regrettent qu’il n’y ai ni de lieu ni de temps dédié à un échange de points de vue entre contestataires sur le thème des retraites.
- Jeudi 14 octobre : les sections CGT Territorriaux, CGT Educ’Action, CGT Eurocast, CGT Métallurgie et CGT DDE décident, en accord avec l’Union Départementale CGT, d’aller bloquer les ronds points de la rocade de Châteauroux à l’issue de la manifestation l’après-midi du mardi 19 octobre. Après un départ commun de la place de la République, un défilé tous ensemble, ce cortège emprunterait l’avenue de La Châtre pour rejoindre le premier rond point à bloquer.
- Vendredi 15 octobre : la FSU prend en charge l’organisation logistique d’une assemblée générale des tous les citoyens à l’issue de la manifestation du samedi 16 octobre. Elle contacte toutes les organisations syndicales et politiques inscrites dans le mouvement pour leur demander si elles comptent s’inscrire dans cette action. S’associent à l’initiative :CGT Educ’action, CGC, FSU, SGEN et Solidaires 36. L’UNSA exprime clairement son souhait de ne pas participer à cette action.
- Samedi 16 octobre : Lors de l’assemblée générale des citoyens, à la salle Dion, à l’issue de la manifestation, qui a réuni près de 200 personnes pendant presque 2 heures, les territoriaux de la CGT ont exposé leur projet de blocage de ronds points pour le mardi suivant et ont invité qui veut à se joindre à cette action. D’autres actions alternatives ont été élaborées lors de cette assemblée générale.
- mardi 19 octobre : Comme convenu, les sections CGT qui avaient décidé de bloquer les Ronds points de la rocade ont quitté le cortège place du 19 mars 1962 et ont invité ceux qui souhaitaient prolonger les actions sur toute la journée à les suivre.

Analyse de texte

Dans son communiqué envoyé à la presse le 22 octobre, sans en avertir aucune organisation syndicale, l’UNSA commet plusieurs erreurs :

  • "C’est au nom d’une "Assemblé Générale" dont la FSU et le NPA avaient pris l’initiative le 16 octobre et qui avait réuni moins de 1% des manifestants que des méthodes d’intimidation ont été mises en œuvre dans les rues de Châteauroux."
    • L’UNSA omet de signaler qu’il avait été convié à cette assemblé générale la veille et qu’il avait signifié son refus de s’associer à celle-ci.
    • Malgré plusieurs tentatives, le NPA n’avait pas pu être joint au téléphone par la FSU pour savoir s’ils voulaient s’associer à cette action.
    • Si l’assemblé générale avait rassemblé moins de 1% des manifestants, nous aurions été 20 000 dans les rues de Châteauroux. Ce qui n’était pas le cas (même si la manifestation a eu un grand succès ce jour là).
    • Le SNUipp aimerait connaître ce que l’UNSA entend par des méthodes d’intimidation ont été mises en œuvres (sic.), car à part un échange de point de vue entre branches professionnelles et des propositions d’actions alternatives et supplémentaires, il ne s’est rien dit d’autre à cette AG où personne de l’UNSA n’avait d’ailleurs voulu se rendre (voir à se sujet en PJ les réponses du Parti de Gauche et du NPA qui disent la même chose).
  • "Certains avaient décidé d’aller jusqu’à la rocade de Châteauroux, avec la bénédiction très active du NPA, en organisant sciemment la confusion comme la FSU, ou en se situant en rupture avec les décisions de leur union départementale comme un ou deux syndicats de la CGT."
    • La FSU n’a jamais organisé une quelconque confusion. La FSU (dont fait partie le SNUipp) a comme elle en a l’habitude informé toute la population des actions en cours, y compris de celles dont elle n’est pas partie prenante (essentiellement sur son site). Elle a donc comme à son habitude informé la population de cette possibilité d’action pour tous les citoyens qui voulaient prolonger leur pression face au gouvernement au delà du temps de midi, mais son cortège a bien suivi la manifestation jusqu’à la préfecture.
    • CGT Territorriaux, CGT Educ’Action, CGT Eurocast, CGT Métallurgie et CGT DDE, qui sont à l’initiative du blocage ce jour là des ronds points de Châteauroux, avaient informé leur Union Départementale qui l’avait avalisé.
  • "Alors que dans le cadre intersyndical, toutes les organisations (CGT-CFDT-FO-UNSA-FSU-CGC-CFTC-Solidaire) avaient validé un rassemblement, un parcours, un objectif (la Préfecture), certains ont cru bon de casser cette unité"
    • Cette allégation est fausse : Les cortèges de la FSU et de la CGT ont bien respectés les trajets de la manifestation jusqu’à la Préfecture. Ils ont simplement informés les manifestants de la possibilité en tant que citoyen de se joindre à une action de blocage qui commençait à partir du rond point du 19 mars 1942.
    • Par contre, lors de la manifestation du jeudi 28 octobre (soit 6 jours après son communiqué de presse), le cortèges de l’UNSA, sans en avertir aucune organisation syndicale (transparence ?), s’est arrêté place de la République, laissant le soin aux autres organisations de finir le trajet convenu lors de l’intersyndicale jusqu’à la Préfecture (respect de la parole donnée ?).

L’analyse du SNUipp

Envoyer ce type de missive aux journaux de l’Indre sans même en informer les principales cibles s’apparente pour le SNUipp au minimum à de l’incorrection. Il nous semble que venir nous rencontrer après la manifestation pour discuter des prétendues agressions que nous aurions perpétrées à l’encontre des militants de l’UNSA aurait permis de dissiper bien des quiproquos.

L’UNSA devrait comprendre qu’en terme de stratégie (puisque c’est le terme qu’il emploie), plus il y a d’actions, plus le message est entendu. C’est en terme d’actions en plus et non d’actions à la place de que le SNUipp entend et encourage toutes les initiatives citoyennes.

Il nous reste à nous interroger sur l’objectif final de ces écrits, car le SNUipp n’arrive pas à croire que l’UNSA prétende défendre le syndicalisme ou la lutte contre le projet de retraites en envoyant à la presse ce genre de communiqué. Lorsque l’UNSA écrit "Les responsables syndicaux qui ont organisé cette triste mascarade [...] portent l’entière responsabilité [...] de l’image qu’ils donnent de l’action syndicale et des contre-démonstrations qu’elles génèrent", parlent-t-ils d’eux mêmes ?

P.-S.

En Pièces jointes, tous les documents nécessaires à la compréhension de cette analyse :

PDF - 98.3 ko
Communiqué de presse de l’UNSA 36 du 22 octobre 2010
PDF - 45.5 ko
22 10 10 Mail du SE-UNSA 36 à toutes les écoles primaires de l’Indre
PDF - 46.7 ko
Réponse du Parti de Gauche
PDF - 53.5 ko
Réponse du NPA INDRE Au communiqué de presse de l’UNSA 36
PDF - 30.1 ko
communiqué presse FSU
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