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Compte rendu CDEN du 18 novembre 2010

vendredi 26 novembre 2010

Le conseil départemental de l’éducation nationale joue principalement un rôle consultatif (structure de consultation). Il est compétent pour tout ce qui se rapporte à la carte scolaire départementale du premier degré (écoles élémentaires, maternelles et primaires) et à la scolarisation des élèves dans les collèges. De plus, le conseil peut être consulté sur toute question relative à l’organisation et au fonctionnement du service public d’enseignement dans le département, et émettre, de sa propre initiative, tout vœu à cet effet.

Compte-rendu du CDEN du 18 novembre 2010 :

La séance a été ouverte par Madame l’Inspecteur d’académie, le préfet et le secrétaire général de la préfecture étant absents ce jour-là. L’UNSA ; la FSU, le SNUIPP et le SNES ont lu leurs déclarations préalables (voir documents joints). Tous les syndicats font le même constat, la perte d’élèves du public au profit du privé.

L’IA constate et déplore la perte de 110 élèves dans l’Indre par rapport aux prévisions pour cette rentrée et la perte de 167 élèves par rapport à la rentrée dernière.

Au niveau de l’académie, une baisse sensible des effectifs se fait ressentir dans le Cher et dans l’Indre. On attend encore une baisse de 250 élèves dans le primaire l’année prochaine et de 300 élèves d’ici 2013.

En primaire, l’IA avertit que les deux de dotations à venir tiendront compte de cette baisse démographique et constate que le nombre d’élèves par classe cette année a , du coup, été amélioré. « Les deux années à venir risquent d’être difficiles » dit-elle. Dans le second degré les pertes se situent plus sur les LP (et on constate la même chose au niveau national). Des élèves ont disparu au Bac Pro (problème d’orientation, donc, démissions). Les collèges perdent 66 élèves par rapport à la rentrée 2009 mais la bonne nouvelle d’après l’IA est que les « petits » de l’an 2000 arrivent au collège bientôt.

La moyenne d’élèves par classe en collège pour notre département est de 22,7 (grâce aux élèves qui ne se sont pas inscrits en fait). Le H/E prévu à 1,33 est en fait à 1,34.

L’IA constate pour le département de bons résultats au brevet et moins de redoublements. L’Indre serait « meilleure » que le niveau national et académique. Elle se félicite de la fluidité des parcours en collège même si c’est un peu moins évident en 6ème . Elle note cependant qu’il faut faire un effort en maths.

L’IA soulève un autre problème lié à la ruralité du département (…et qui va bientôt servir à justifier la fermeture des petits établissements)… elle se demande si nos collégiens ne sont pas trop accompagnés et du coup, se retrouvent perdus arrivés en lycée…

En 2009 436 élèves ont été comptabilisés comme absentéistes par les services de l’IA de la maternelle au lycée. Une commission sur l’absentéisme se réunit régulièrement. Sur les 436, 200 étaient recensés en collège et environ 100 en LP, (dont 33 qui ont « officiellement » démissionné). En LP, le problème est que les élèves ne démissionnent pas vraiment ils restent inscrits mais ne viennent plus en cours.

Dans l’Indre, 384 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme ni qualification en moyenne chaque année. Après visite au CIO, 70% d’entre eux réintègre une formation. En LP, le décrochage est de 15% après 16 ans. L’IA rappelle que 80% des élèves obtiennent leur premier vœu… « les 20% qui restent font des vœux par défaut » déclare l’UNSA. Le conseil Général intervient pour parler des transports scolaires et dit que le fait que les cars repartent le soir presque vide pose des soucis de sécurité et qu’il faudrait ne pas oublier le caractère gratuit de ces transports. La FSU intervient alors en demandant quel est le rapport entre la gratuité et la sécurité… Et dit qu’il ne veut pas entendre parler d’un possible paiement par les familles… après tout, on ne va pas pénaliser les gamins des villages… et puis, ils vont avoir à prendre de plus en plus les transports si on considère que certains petits établissements pourraient bien être fermés dans les années qui viennent…

Le Conseil Général tient à ce que chaque salle de cours ait une température de 19 degrés et rappelle que le chauffage dans les collèges de l’Indre est géré par la même entreprise privée. L’IA nous demande alors un débat sur les Rythmes Scolaires. Elle rappelle que sur ordre du ministre toutes les organisations qui touchent à l’Education Nationale ont été sollicitées (parents, personnels, économie….).

Dans l’académie, deux réunions se sont tenues à ce sujet : une à Orléans et une à Tours.

Le recteur a demandé aux chefs d’établissements de concerter parents-élèves et profs :
- par le biais des conseils d’école dans le primaire
- des conseils d’administration dans le second degré. Une synthèse doit être établie sur fiche après les débats. 72 écoles ont déjà répondu à l’issue de leurs conseils d’école.

Le débat est alors lancé sur les expérimentations en cours (cours le matin et sport l’après-midi), sur la place des entreprises du tourisme dans le débat, sur le peu de temps que nous avons eu pour nous renseigner et débattre ; sur le calendrier précipité du ministère… La FSU rappelle que l’Allemagne a laissé tomber ce type de rythmes parce qu’ils se sont rendus compte, qu’en fait, beaucoup d’enfants étaient désœuvrés la plupart du temps et que la disparité des activités était grande entre les enfants des villes et les enfants des milieux ruraux… Le problème du travail des femmes est aussi abordé : en effet, si une maman ne veut pas laisser son enfant se débrouiller seul pour manger à midi (oui, parce qu’évidemment, plus de cantine….) ou se garder seul, elle est bien obligée (et malheureusement, on sait que souvent c’est la femme qui va se sacrifier…) de prendre un temps partiel, voire un congé parental… La FSU rappelle également que les chrono biologistes n’ont jamais été écoutés sur cette question, ce qui est un comble… Sur le reproche qui est fait à la France d’être le pays où les périodes de vacances scolaires sont les plus grandes et les semaines de cours les plus chargées, et que cela va à l’inverse du rythme de l’enfant, la FSU rappelle quand même que d’après PISA (bien que l’évaluation soit très contestée dans nos rangs, mais pourquoi ne pas se battre avec leurs armes…) les petits français se débrouillent plutôt bien.

Le CDEN se conclut avec l’engagement de l’IA à faire remonter les revendications de cette instance :

- retour à 7 semaines de cours/2 semaines de vacances (fin des zones scolaires…et tant pis pour les professionnels du tourisme…)
- d’attendre la fin des expérimentations en cours (cours le matin/sport l’après-midi, qui doivent durer 3 ans) et du bilan qui sera fait alors avant de relancer le débat ou de mettre en place quoi que ce soit.
- et pour les primaires, de prendre le temps de réfléchir et de faire un vrai débat avant de prendre une décision.

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déclaration FSU CDEN 18 nov 2010
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Déclaration SNES CDEN 18 11
PDF - 131.4 ko
Déclaration SNU CDEN du 18 nov
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