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Master en alternance : bricolage "low cost"...

vendredi 27 mai 2011

Luc Chatel a annoncé lundi 23 mai la création de masters en alternance pour environ 200 étudiants M1 à la prochaine rentrée. Une mesure au service des économies budgétaires et non de la formation des enseignants.

Luc Chatel et Valérie Pécresse viennent d’annoncer pour la rentrée prochaine la mise en place de masters en alternance.

Une fois de plus, l’engagement en janvier, du Président d’améliorer la formation des enseignants n’était qu’une parole dans le vent. Ce nouveau dispositif est loin de répondre aux principes de l’alternance qui doivent guider une professionnalisation de qualité. Celle-ci nécessite des allers-retours construits entre théorie et pratique, avec un accompagnement fort par des équipes de formateurs. Il n’en sera rien. Tout donne à penser que les étudiants seront plutôt jetés dans l’arène.

Ces annonces sont avant tout guidées par la volonté de nouvelles économies budgétaires. En effet, cela va permettre d’utiliser les étudiants comme une variable de remplacement pour pallier le manque de postes, sur un coût bien inférieur à la rémunération d’enseignants remplaçants titulaires. Ce choix va se traduire par l’introduction de la précarité au sein des écoles pour les missions d’enseignement.

Cela ne règlera pas, pour les étudiants, les difficultés à, simultanément, préparer le concours, terminer le master et faire en classe dans le même temps. Ces masters ne sont pas au service de la formation et des besoins des stagiaires. Ils ne constituent pas la bonne réponse ni pour la formation ni pour le remplacement des enseignants !

Le SNUipp-FSU renouvelle sa demande d’abandon de cette formation des enseignants. Il est urgent de tout remettre à plat : la place du concours, le contenu des épreuves, le volume et l’accompagnement des stages, les missions des maîtres formateurs et des équipes des IUFM doivent être totalement repensés.

Luc Chatel a annoncé lundi 23 mai la création de masters en alternance pour former des futurs enseignants. Le dispositif sera lancé dans une trentaine d’universités et huit académies "pilotes" dont celles de Versailles, Lille et Aix-Marseille. Le ministre a précisé que le dispositif touchera "quelques centaines d’étudiants ». Parallèlement à leur formation universitaire en M1, ils pourront soit effectuer un contrat d’enseignement de trois à six heures par semaine rémunéré entre 3 000 et 6 000 € par an, soit occuper un poste d’assistant pédagogique à mi-temps payé 560 € par mois. Ces rémunérations seront cumulables avec des bourses. Environ 200 PES seraient concernés alors que cette année 40 000 candidats se sont présentés au concours.

Variable de remplacement

Pour le SNUipp-FSU, "on est bien loin du principe de l’alternance au service des besoins de formation". C’est le contraire même. Non seulement, les étudiants seront jetés dans l’arène sans un réel accompagnement des équipes de formateurs, mais en plus ils serviront de variable de remplacement pour palier le manque de postes. Le dispositif fait entrer la précarité à l’école sans se soucier des besoins de formation des étudiants.

"C’est encore du bricolage à bas prix" analyse le SNUipp-FSU qui réclame une remise à plat complète de la formation : Place du concours, contenu des épreuves, volume et accompagnement des stages, missions des maitres formateurs et des équipes des IUFM. Tout à remettre sur le métier.

Lire aussi :

La circulaire de rentrée des PES

sur le site du SNuipp National : Rentrée des stagiaires : le gâchis continue

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