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grève dans l’Education Nationale le 27 septembre

vendredi 16 septembre 2011

Non au plan d’’austérité dans l’éducation : tous en grève le 27 septembre ! Les fédérations et syndicats de l’éducation nationale appellent à une journée de grève le 27 septembre contre les suppressions de postes et pour un véritable plan de rattrapage en faveur de l’école. RDV 10 heures place de la république à Châteauroux.

RASED, maternelles, remplacements, surnuméraires, la chasse aux « gisements d’emplois » est ouverte et si ça ne suffit pas on suggère déjà d’augmenter les effectifs par classe, de fermer des classes ou de regrouper des écoles rurales.

Le budget de l’Éducation nationale traduit qu’on le veuille ou non le projet éducatif de la nation. Celui de la France se réduit comme peau de chagrin, mais cet âne n’est pas bien gras comme le souligne l’OCDE qui relève que l’investissement de la France dans le primaire est déjà de 15% inférieur à celui de la moyenne des pays membres de l’organisation.

Pourquoi faire grève le 27 septembre ?

Nous avons trouvé plusieurs raisons à cela....

- Direction : la surcharge De plus en plus de directrices et directeurs se voient retirer leur aide à la direction assurée par les employés de vie scolaire. Ces derniers sont « mutés » sur des postes d’AVS auprès d’élèves handicapés ou leur contrat n’est tout simplement pas renouvelé. Le ministère a annoncé le 9 septembre le recrutement de 4 000 nouveaux contrats aidés pour l’aide administrative. Pour le SNUipp-FSU, on en peut se réjouir. D’une part, ce recrutement est bien inférieur aux besoin des écoles et d’autre part, les contrats restent toujours aussi précaires. Un nouveau métier est indispensable au fonctionnement de l’école : celui de secrétaire administratif.

- La maternelle à 3 ans ? Dans un contexte national de réduction d’un poste de fonctionnaire sur deux, la scolarisation des deux ans dans l’Indre est passée de 25,41 % en 2005-2006 à 13,55 % en 2010-2011. Afin de poursuivre la politique départementale, les arbitrages de l’Inspecteur d’Académie vont donc être sévères. Alors que notre département possède déjà les seuils d’ouvertures / fermetures très élevés, l’IA a baissé une nouvelle fois le nombre de PS1 comptabilisables. Le SNUipp et la FSU revendique une politique de la petite enfance qui permette de garantir une transition entre les modes de garde (foyer familial, crèche, assistante maternelle...) et l’école maternelle. L’accueil des enfants de 2 ans doit être possible dans une école maternelle ayant les moyens de fonctionner et qui ne devienne pas un « moyen de garde gratuit ».

- RASED : le grignotage Lorsqu’en 2008 le gouvernement avait décidé de supprimer progressivement les RASED, les mobilisations de la communauté éducative avaient obligé le ministère à reculer. Depuis c’est une manœuvre bien plus insidieuse : en l’absence de départs en formation spécialisée, une quantité croissante de postes vacants peut se retrouver fermé discrètement par les IA. Les choix de la carte scolaire 2011 sont porteurs de nouvelles menaces. Dans l’Indre, presque aucune antenne de RASED n’est complète. Les élèves en difficulté ont besoin des enseignants spécialisés !

- Une formation initiale sacrifiée Contrairement à ce qui avait été annoncé, à savoir l’offre d’une formation professionnelle de qualité, priorité de l’Inspection académique, force est de constater que ce nous craignions est en train de se produire. En effet, au lieu de privilégier la formation professionnelle des PES, c’est une logique à court terme qui est retenue pour faire face à la pénurie de moyens de remplacements, au détriment d’une formation progressive et constructive des compétences professionnelles de ces jeunes collègues. Résultat des courses, aujourd’hui, au sein des PES, c’est le malaise et une certaine désillusion qui dominent en lieu et place de l’enthousiasme de la découverte des différentes facettes de son métier. Il est temps de changer de cap ! Plus que jamais, le SNUipp-FSU réaffirme qu’enseigner est un métier qui s’apprend DANS LA SÉRÉNITÉ !!!

- Pour une prise en charge des élèves handicapés Malgré la loi de 2005 qui institue un droit d’accueil pour tous les élèves en situation de handicap, l’Education Nationale n’a jamais mis les moyens nécessaires à cette intégration. En effet, la seule réponse en terme de moyens humains est l’embauche de personnels précaires, sans formation. Le SNUipp-FSU revendique des emplois statutaires de personnels formés à cette fonction qui nécessite des compétences particulières. De plus, il est anormal que le nombre de places en classes spécialisées (CLIS, ULIS notamment) ne permette pas à chaque élève pourtant reconnu par la MDPH de bénéficier d’un enseignement adapté.

- Remplacements : à la baisse Parmi les postes que l’on peut fermer sans que cela se voie dès la rentrée, figurent ceux des remplaçants. En Vendée, en 2009-2010, 7,73 % d’emplois étaient affectés au remplacement, plaçant ainsi notre département au 84ème rang national. Cette année, plus d’enseignants sont partis en retraite alors que le nombre de recrutement a été divisé par 4 ! Les conséquences sur les moyens alloués au remplacement risquent d’être très visibles.

- Faire disparaitre tout ce qui n’est pas devant classe Dans la chasse aux postes, tout ce qui ne justifie pas une prise en charge de classe est menacé. Peu importe si ces enseignants permettaient une meilleure qualité ou un meilleur fonctionnement de l’école. Tout y passe.

Assez ! Nous voulons que l’école forme qualitativement les citoyens de demain !

déclaration de l’intersyndicale :

PDF - 131.1 ko

- matériel de grève : Lettre aux parents :

Word - 12.5 ko

Déclaration d’intention préalable :

Word - 11.5 ko

Affichette école en grève :

Word - 48 ko
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