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27 septembre : 170 000 pour l’avenir de l’école

vendredi 30 septembre 2011

Plus de 170 000 personnes ont défilé dans les rues hier à l’appel de l’intersyndicale et des organisations qui s’y étaient associées. Le taux de participation à la grève a été important, 54% dans le primaire. La discussion du budget au parlement se prépare avec un enjeu de taille : l’avenir de l’école.

« D’autres choix sont indispensables, exigeons une autre politique pour la réussite scolaire et universitaire de tous les jeunes ». La banderole qui ouvrait le cortège parisien hier mardi 27 septembre était portée par les représentants des organisations syndicales enseignantes, mais aussi par les parents d’élèves de la FCPE, les lycéens de l’UNL et encore les étudiants de l’Unef qui appelaient à l’action avec l’intersyndicale. Elle résumait à elle seule le vent de colère qui a soufflé dans tout le pays. Avec 54% de grévistes dans le premier degré et 46% dans le secondaire, avec plus de 170 000 personnes qui ont participé aux diverses initiatives dans toute la France, cette journée aura été une réussite alors que le ministère prédisait un fiasco depuis 48 heures.

- Une forte mobilisation partout en France

La date du 27 septembre n’avait pas été choisie au hasard. Elle tombait pile la veille de la présentation du projet de loi de finances 2012 en Conseil des ministres, Bercy devant annoncer 14 000 nouvelles suppressions de poste dans l’EN aujourd’hui. Le refus de cette politique menée par le gouvernement depuis plusieurs années, avec toutes les conséquences qu’elle comporte sur les conditions de scolarisation des enfants, d’exercice du métier d’enseignant, a été crié dans une centaine de villes en France par l’ensemble de la communauté éducative. On a compté plus de 45 000 manifestants à Paris, 5 000 à Toulouse, 5 500 à Marseille, 2 500 à Clermont-Ferrand, 1 200 à Metz, 5 000 à Grenoble, 7 000 à Lille, 4 500 à Lyon...

- L’aveu de faiblesse de Nicolas Sarkozy

La mobilisation a été jugée suffisamment importante pour que le chef de l’Etat lui-même intervienne dans le débat. «  Je sais bien qu’aujourd’hui il y a des contestations, c’est normal dans une démocratie » a-t-il ironisé avant d’ajouter « mais les emplois en cause ce ne sont pas les emplois de la fonction publique, c’est les emplois de l’industrie, de l’entreprise, c’est ceux qui sont exposés à la concurrence  ». "La volonté de Nicolas Sarkozy d’essayer de diviser les salariés, d’opposer les gens, c’est une marque de faiblesse de sa part » commentait la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison. "Comment va-t-il développer l’industrie sans éducation, sans recherche et sans enseignement supérieur ?". En fin de journée, dans une ultime tentative de minimiser le mouvement, le ministère de l’intérieur annonçait ses chiffres : 110 000 manifestants dans toute la France, bien loin du compte....

- Le budget au parlement

Malgré la surdité du chef de l’Etat et du gouvernement, la bataille pour l’avenir de l’école ne s’arrête pas là. Le SNUipp-FSU, mais aussi le groupe des 25 dans lequel sont impliqués la quasi totalité des organisations qui appelaient hier à manifester, se sont adressé ces dernières semaines aux députés et aux sénateurs. Ces derniers auront en effet dans quelques jours à examiner le projet de loi de finances qui en plus de réformes fiscales socialement injustes devront voter le budget de l’Education nationale.

L’enjeu comme l’ont crié les manifestants hier, c’est bien l’avenir de l’école.

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