SNUipp-FSU de l’Indre
http://36.snuipp.fr/spip.php?article1280
Point sur la professionnalisation des AVS
vendredi, 13 décembre 2013
/ Raphaël Tripon

Le SNUipp et le SNES ont été reçus par le cabinet de la ministre déléguée à la réussite éducative. L’objectif est de faire le point sur le dispositif de professionnalisation des AVS.

La transformation des AED-AVS en AESH :

La loi de finances comporte un cavalier législatif * scindant les AED en deux. Ceux à mission "vie scolaire" restent AED et ceux à mission AVS deviendront " accompagnant des élèves en situation de handicap" (AESH). Leur "statut" est calqué sur celui des AED. Il prévoit par contre la transformation en CDI à l’issue des 6 ans de contrats. Ils seront recrutés par l’Etat, et non par les EPLE. Si l’accés au CDI est indéniablement un progrès par rapport à la situation existante, la délégation a pointé plusieurs problèmes :

  1. L’obligation d’effectuer tout d’abord 6 années de contrat d’AESH en CDD pour obtenir ensuite un CDI
  2. L’absence de statut de fonctionnaire, avec création de corps et un recrutement par concours, pour des missions qui relèvent du service public d’éducation
  3. L’absence de précisions, en l’état, sur la grille de rémunération, les conditions de travail, la carrière....

Selon le ministère, l’accès au CDI AESH pourrait évoluer une fois le diplôme et la filière formation mise en place, au mieux à la rentrée 2015 ( recrutement via les écoles de formation des travailleurs sociaux, ou par équivalence de diplômes...)

Un décret à paraître ( début année civile) fixera la grille de rémunération, les conditions d’emploi et recrutement : Lors des discussions d’élaboration de ce décret, le SNUipp et le SNES s’attacheront à obtenir de meilleures conditions d’embauche et de salaire pour les futurs AESH et notamment une progression de salaire démarrant au premier jour du recrutement et non à l’issue des 6 ans de CDD.

au sujet de la professionnalisation

* Le terme "cavalier" désigne dans le jargon légistique, les dispositions contenues dans un projet ou une proposition de loi qui, en vertu des règles constitutionnelles ou organiques régissant la procédure législative, n’ont pas leur place dans le texte dans lequel le législateur a prétendu les faire figurer.