SNUipp-FSU de l’Indre
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Edito
mercredi, 2 mars 2005

Après la réussite massive des journées des 20 janvier et 5 février, marquées notamment par une très forte mobilisation dans l’Education, chacun peut se féliciter des appels unitaires, dans la fonction publique, dans les services publics, dans l’éducation et plus largement dans le cadre interprofessionnel, à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 10 mars. Mais également de l’appel de la FCPE à une journée « Ecole morte ».

Cette journée doit être l’occasion d’une action d’ampleur associant salariés du public et du privé .

Le SNUipp et l’ensemble des syndicats de la FSU, en ce qui les concerne, s’engagent à tout mettre en œuvre pour assurer le succès du 10 mars.

Cette journée intervient dans un contexte où le gouvernement apparaît fragilisé. De toute évidence, il redoute très fortement que les mobilisations sociales percutent la question du référendum sur la constitution européenne. Cette crainte surdétermine sa stratégie politique.

L’irruption d’un fort mouvement lycéen, exigeant le retrait de la loi et s’opposant aux suppressions de postes, contribue à placer l’éducation au centre des préoccupations sociales. Ce mouvement, que nous soutenons, a fait reculer une première fois le ministère sur le bac. La reprise du mouvement des chercheurs dont les revendications n’ont toujours pas été entendues, participent de ce paysage social en mouvement. Hausse importante du chômage, profits colossaux des entreprises sans redistribution, scandales divers ... sont autant d’éléments qui renforcent le rejet de la politique économique et sociale du gouvernement.

Alors même que Raffarin rappelait, il y a peu, son attachement au temps du débat devant l’Assemblée Nationale (qu’il opposait alors aux mobilisations de la rue), il a réduit celui-ci à sa plus simple expression en utilisant la procédure d’urgence pour la discussion sur la loi Fillon..

Ces éléments sont à prendre en compte dans la poursuite et le renforcement de notre mobilisation dans l’éducation. Nous sommes convaincus que nous pouvons faire avancer nos revendications et reculer ce gouvernement.

Alors, soyons nombreux, jeudi 10 mars, à être en grève et à venir manifester à Châteauroux, à partir de 10 h

Brigitte NICOLAS