SNUipp-FSU de l’Indre
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Supprimer un enseignant sur deux... la nouvelle stratégie de Luc Chatel.
mardi, 8 juin 2010
/ Sophie Grenon

SUPPRIMER 1 ENSEIGNANT SUR 2 : Recteurs et IA en nouveaux "saigneurs" !

Le « volume » des retraits de postes ne doit plus seulement « descendre » du ministère, il doit aussi « remonter » du terrain...

Un mode d’emploi et un calendrier ont été fournis par le ministère aux recteurs et IA afin de leur donner des pistes de travail... afin de « mobiliser les gisements d’efficience visant à respecter la contrainte du non remplacement d’un départ sur deux pour la période 2011-2013, sans dégrader les performances globales ». La rue de Grenelle travaillerait actuellement sur l’hypothèse de 16 000 suppressions de postes à la rentrée 2011.

Ci dessous, le communiqué de presse commun du SNPI et SNUPDEN /FSU (syndicats des IEN et chefs d’établissement de la FSU) :

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communiqué de presse

5 leviers pour mettre en œuvre la RGPP dans les écoles :

- 1° Augmenter la taille des classes

L’objectif chiffré est d’une remontée de 0,6 ou 0,7 élèves par classe, ce qui représente 6000 à 7000 postes. Le ministère compte y parvenir en augmentant la taille des écoles (fusion), en augmentant les seuils d’ouverture et en prenant en compte des entités plus larges que les écoles (exemple : nombre d’élèves à l’échelle d’une commune).
- 2° Réduction du besoin de remplacement

La formation continue est la principale variable d’ajustement du remplacement. Il est envisagé de développer des sessions de formation en dehors du temps scolaire (le mercredi après-midi) ou pendant les vacances scolaires. Est ensuite évoqué le recours systématique à des non-titulaires et des vacataires pour assurer les remplacements de courte durée ou pour faire face aux pics d’absences. Des objectifs chiffrés sont donnés : *80 % de non-titulaires pour des remplacements de moins de 2 jours ; *50 % de 3 à 5 jours ; 25 % entre 6 et 10 jours.

- 3° Baisse de la scolarisation des enfants de deux ans

Peu de marges. Il n’y a plus que 11,6 % d’enfants de moins de 3 ans scolarisés dans le public et la baisse tendancielle de ce taux est déjà inscrite dans les prévisions d’effectifs. Il est demandé de ne pas tenir compte du nombre de moins de 3 ans scolarisés dans la détermination des seuils d’ouverture. Lorsque les départements n’utilisent plus de seuils d’ouverture en maternelle, le ministère fixe les seuils suivants : 27 élèves en éducation prioritaire, 32 hors éducation prioritaire.

- 4° Sédentarisation des enseignants hors classe

Le ministère présente la nouvelle organisation de la semaine scolaire comme dégageant l’équivalent de 16 000 postes d’enseignants dédiés à aider les élèves qui en ont le plus besoin. 1248 emplois de RASED ont été conservés en surnuméraire alors que 3000 suppressions d’emplois était inscrite au budget. Le ministère demande que la contribution des enseignants spécialisés des RASED évolue… Plusieurs scénarios sont envisagés : *Suppression des maîtres G (non-remplacement des départs en retraite et affectation en classe) *Suppression des maîtres G et des maîtres E *Mise en extinction des psychologues scolaires Il est demandé de procéder à un examen de l’activité des conseillers pédagogiques et de leur productivité.

- 5° Intervenants extérieurs en langue vivante et assistants étrangers dans le 1er degré Il y a 1 059 emplois d’assistants étrangers et 1475,5 emplois d’intervenants extérieurs. Le ministère envisage une économie de l’ordre d’un millier d’emplois.

lien vers un diaporama et les documents du ministère : no comment !