SNUipp-FSU de l’Indre
http://36.snuipp.fr/spip.php?article883
Paroles de candidats
dimanche, 9 octobre 2011
/ Sophie Grenon

Sophie Grenon : Directrice de l’école élémentaire de Cluis, j’ai jusqu’à présent toujours eu des postes de direction et des classes multi niveaux dans des écoles de campagne. L’augmentation de la charge de travail et les responsabilités sans cesse nouvelles réclament des mesures rapides qui ne peuvent se limiter à une augmentation des indemnités. Le SNUIpp/FSU demande l’attribution d’une décharge à chaque école et l’augmentation de celles existantes, il revendique la création de nouveaux métiers au sein de l’école comme celui d’assistant administratif ou d’assistant d’éducation qualifié auprès des enfants handicapés. La politique de Sarkozy est en train d’assécher totalement notre système scolaire, les suppressions de postes sans précédent désorientent les enseignants et inquiètent les parents. Il faut absolument mettre l’école au cœur du débat public. Plus que jamais on a besoin d’un syndicat fort pour défendre bien sûr les intérêts des enseignants, mais aussi les principes d’une école juste et fraternelle.

Erik Saribouette : Se donner les moyens de réussir l’école en augmentant le nombre de remplaçants qui permettrait de répondre aux nombreux congés maternité, mais également de fournir une aide ponctuelle dans des classes chargées ou/et à niveaux multiples. Le SNUipp-FSU a été, le premier, à défendre l’idée du « plus de maîtres que de classes » conjuguée à une baisse des effectifs : voilà un gage de réussite !
Les politiques se suivent et malheureusement se ressemblent, alors notre métier a besoin d’interlocuteurs forts qui, sans sectarisme mais avec fermeté et rigueur, sachent défendre les principes de l’école publique et laïque telle qu’elle a été instituée. Faites respecter vos idées en votant pour les listes du SNUipp-FSU !

Christophe Adrados : Nouvellement titularisé en septembre, je me suis vu affecter, quelques jours avant la rentrée, à 50% en SEGPA à Rosa Parks et à 50% en Ulis à Colbert. Avec pour toute formation sur l’ASH ce que j’avais pu apprendre par moi-même lors de ma préparation du CRPE, et pour seule expérience réelle l’année de fonctionnaire stagiaire en poste partagé au primaire, et un remplacement dans un collège d’il y a presque 10 ans. J’ai choisi ce métier pour avoir le sentiment d’être utile, de transmettre la curiosité, le plaisir d’apprendre.Le métier d’enseignant s’avère aussi enrichissant que je l’imaginais, mais la charge de travail, et le doute présent à tous les moments sont particulièrement pesants, même (surtout) une fois sorti de l’école.J’aurais aimé bénéficier, pour moi, mais aussi pour les enfants que nous devons prendre par la main pour en faire des élèves et des citoyens, d’une formation réelle ; qu’on arrête de mettre des débutants dans des classes avec un fort enjeu (CP, CM2) ou avec des élèves en grande difficulté (clis, ulis, segpa, ....) ; qu’on arrête de confondre projet ou théorie avec réalité effective, que les élèves restent des enfants au lieu de devenir des moyennes ; qu’on offre de réels moyens (pas seulement financiers) à la réussite de l’ambition énorme qui guide l’école ; qu’on (re)développe le réseau d’aide pour les élèves en difficulté ou les nouveaux arrivants ; qu’on comprenne que tout investissement dans l’éducation est rentable au final....

Carole Pirot : Adjointe depuis 12 ans, j’ai pu constater que les conditions dans lesquelles nous exerçons notre métier se dégradent de plus en plus avec les suppressions massives de postes, la diminution de l’accueil des 2 ans à l’école maternelle, les postes de RASED non pourvus, la formation initiale réduite et la formation continue quasi-inexistante. Paradoxalement, notre hiérarchie devient plus exigeante et nous demande de différencier notre pédagogie et de nous adapter aux difficultés sociales, scolaires et comportementales d’élèves toujours plus nombreux dans nos classes afin qu’ils maîtrisent les notions inscrites au programme très chargé mais avec de moins en moins de moyens.C’est pourquoi , il faut réagir et voter pour le sniupp afin que nous puissions exercer notre métier avec plus de sérénité et que notre école ait pour ambition la réussite de tous les élèves dans leur hétérogénéité.

Raphaël TRIPON : Enseignant en ZEP et maternelle, je constate l’aggravation galopante de nos conditions d’exercice :
* Abandon non dissimulé de la ZEP au profit d’un dispositif qui suppriment progressivement les moyens financiers et humains.
* Primarisation de la maternelle
* Intégration systématique de l’évaluation dans le discours de nos supérieurs comme dans les faits au risque que le terme soit lui même galvaudé.
Parallèlement les enfants que nous accueillons sont à l’image de notre société : morcelée, dysharmonique, en rupture. Il faut pourtant « gérer » l’hétérogénéité grandissante des difficultés en se passant progressivement des RASED.
Mais il faut être INNOVANT ! Une belle formule pour ne pas avouer que la formation est à l’état de désert. J’ai décidé de réagir avec le SNUipp afin de défendre notre profession et les valeurs de l’école publique.

Luc Favre : Avec 117 postes en moins dans l’Indre depuis 2002, où va s’arrêter la saignée ? Le gouvernement affirme ne pas fermer de classes l’année prochaine, mais ne dit rien sur l’avenir des RASED, des remplaçants, des ZIL maîtrise de la langue... Tout ce qui fait que l’école peut encore accueillir efficacement les enfants les plus faibles.
Depuis trois ans dans l’Indre les enfants de 2 ans ne sont plus pris en compte dans le calcul des effectifs, la limite pour une ouverture est passée de 25 à 30 élèves par classe en maternelle ! Jusqu’où accepterons-nous de devoir assumer les économies du gouvernement ? Quand atteindrons-nous le seuil de rupture ?

Corinne Brillaud :  Les effectifs augmentent, les RASED disparaissent, l’hétérogénéité de nos classes s’accentue, et notre hiérarchie est de plus en plus exigeante. Face à cela, nous devons innover sans aucune formation continue digne de ce nom, et surtout évaluer. Quand évaluera- t on l’impact anxiogène de cette évaluation sanction sur nos élèves et leurs parents. Evaluer pour cibler au mieux les besoins de nos élèves oui, pour rendre des comptes non.
Redonnons les moyens à l’école pour qu’elle puisse offrir à chaque enfant la possibilité de réussir. Une école publique laïque et gratuite de qualité pour tous, voilà ce que le SNUipp défend.

Brigitte Nicolas : Dans l’Education nationale, pour la première fois cette année les représentants aux Comités Techniques (ex CTP) seront directement élus, et non pas désignés en fonction des résultats des CAPD. Même si le « P » de « paritaire » a disparu de ces désignations (CTAcadémique et CTMinistériel), nous nous emploierons, au SNUipp et à la FSU, à faire vivre ce paritarisme auquel nous sommes attachés, en instaurant le rapport de force nécessaire pour dénoncer et revendiquer plus de justice dans le traitement des postes, des structures (écoles) et dans l’évolution du métier d’enseignant. Actuellement élue à la CAPD, siégeant aux CTP et CDEN, je mets mon expérience au service des jeunes militant(e)s. Ces élections, les premières suite aux accords de Bercy, vont déterminer la représentativité des différentes organisations syndicales. Alors ne vous y trompez pas : VOTEZ pour les listes de la FSU présentes aux CTA, CTM, CAPD et CAPN !

Jean-Paul Rabottin : Directeur d’une école maternelle d’application, mes différentes missions de Maître Formateur et de directeur sont particulièrement mises à mal par la récente formation des maîtres, conjuguée au non recrutement d’aide administrative. Malgré la très forte reconnaissance de notre place dans la formation des PES, tant par les PES que par les autres acteurs de la formation et l’institution elle même, la question de notre avenir est aujourd’hui clairement posée. C’est la conception du métier et de son apprentissage qui est en jeu. Enseigner est un métier qui s’apprend. Les savoir-être et savoir-faire ne peuvent s’acquérir par les seuls enseignements disciplinaires à l’université et le compagnonnage. La disparition de l’année de PE2 offre une économie substantielle à un ministre qui cherche à faire des économies, après avoir supprimé nombre de postes au sein de l’école maternelle.

Claire Chanéac : dans ma septième année d’exercice, j’ai toujours assumé les fonctions de directrice (d’abord 4 classes, puis 2). Ces diverses expériences m’ont permis de mesurer l’importance de la décharge de direction afin d’assumer sereinement et pleinement les multiples tâches qui incombent au directeur d’école : la gestion administrative toujours plus lourde, la médiation avec les familles, les partenaires divers, l’animation pédagogique de l’école, ….et la liste est encore longue !
En poste dans une école maternelle depuis deux ans, je mesure pleinement l’intérêt de pouvoir abaisser le nombre d’élèves par classe à moins de 20. En ce temps de rentrée, je n’ai pu que trop constater que certains enfants, dans leur première année de scolarisation, se retrouvent « noyés » au milieu du groupe. Comment peut-on espérer donner à chacun de ces élèves le temps et l’attention qu’il nécessite lorsque nous sommes confrontés à des classes de plus de 30 élèves, comme c’est le cas dans plusieurs écoles du département ?

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